Lundi, Décembre 17, 2018

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Le Togo est-il devenu Sodome et Gomorrhe des temps modernes? Tout porte à le croire. De l’assassinat rituel  suspect des jeunes filles à Agoè à la promotion des réseaux de prostitution dans les différents quartiers de Lomé par les pontes du pouvoir.

En passant par le silence coupable des  mouvements de femme, des églises toutes tendances confondues, le Togo est décidément dans une faillite morale. Le plus inquiétant découle du fait que ce sont les dirigeants qui doivent servir d’exemples et protéger les citoyens, qui sont les initiateurs des pratiques hautement immorales.

Cela fait un bout de temps que Lomé bruisse de rumeurs de lieux ou maisons closes où ceux qui régentent le pays depuis plus de quatre décennies viennent s’amuser avec les filles mineures, à la manière du «Cavaliere» Silvio Berlusconi.  Le strip-tease est désormais une réalité au Togo, et le comble, ce sont les dirigeants qui sont les promoteurs de ces pratiques qu’on assimile à des perversions et déviances sexuelles. Le strip-tease est une pratique consistant, pour une personne souvent féminine, à se dévoiler en ôtant  ses vêtements lentement et de manière suggestive, le tout sous une danse envoûtante. C’est une pratique avilissante pour la femme, et certains pays dans le monde commencent par la déclarer illégale. C’est donc à cette pratique que certains barons du pouvoir s’adonnent dans des lieux bien identifiés à Lomé, notamment à la Résidence de la Caisse, dans une villa appartenant au fils d’un   ancien ministre de l’Information et de la Communication, dans un lieu non loin de la Caisse d’épargne, et le plus connu à Lomégan dans un club du nom de Vade Loca de Sal qui serait la propriété d’un militaire marin de son état et membre du cabinet militaire de Faure Gnassingbé.

C’est la révélation faite par «La lettre du Continent» dans sa parution N° 620 du 6 octobre 2011 en ces termes: «Le strip-tease entre de bonnes mains au Togo. Quel sécurocrate proche du Président Togolais Faure Gnassingbé possède le club strip-tease le Vade Loca de Sal  dans le quartier Tokoin-Lomégan de Lomé? Un lieu très fréquenté par certains caciques du régime».

En plus de mettre le pays sous coupe réglée, les tenants du pouvoir s’emploient à saper les valeurs morales en faisant la promotion de la prostitution. Selon des indiscrétions, ce sont la plupart du temps des filles mineures qui sont acheminées dans ces clubs pour s’offrir en spectacles, pour les beaux yeux des barons qui prennent plaisir à les tâter dans leurs parties intimes, et ceci, contre de fortes sommes d’argent et des cadeaux en nature. C’est un réseau assez bien organisé, avec à sa tête une arrière petite fille d’un ancien maire de la ville de Lomé, à peine 17 ans, mais toujours entre Lomé et Paris qui se charge de recruter les filles. Le Code pénal en ses articles 84, 85, 86, 87, 88 et suite assimile ces pratiques à de la prostitution et des peines de prison et de fortes amendes sont prévues contre leurs auteurs.

Au Togo, aussi paradoxal que cela puisse paraître, le promoteur de cette activité immorale se trouve dans le premier cercle de Faure Gnassingbé. Ce monsieur, récemment promu amiral et cité dans les malversations au Port Autonome de Lomé,  n’a trouvé mieux à faire avec son argent qu’en créant un club de prostitution. Et pourtant, Dieu seul sait que dans son village d’origine, les populations manquent d’eau potable, de dispensaires, d’écoles et même de quoi manger. Si le pouvoir ne démentèle pas ce réseau, nous serons dans l’obligation, quoique cela doit nous coûter, de donner les noms des promoteurs, les barons qui fréquentent ces lieux et le monde entier pourra apprécier la moralité de ceux qui gouvernent ce pays. Est-ce une bonne chose pour un chef d’Etat de s’entourer de tels individus de moralité douteuse? La question reste posée, d’autant plus que ce sont pour la plupart du temps les barons du pouvoir qui fréquentent un tel lieu, et un président de la République ne peut pas ignorer l’existence de ces clubs.

Il est plus qu’urgent que l’Etat togolais prenne des mesures pour protéger les citoyens, et surtout les jeunes filles contre ces pratiques déshonorantes pour la femme en général. Les organisations de défense des droits de la Femme doivent aussi se mobiliser pour mettre un terme à l’existence de ces clubs qui, non seulement encouragent l’infidélité mais aussi constituent des lieux à risque où les jeunes filles peuvent contacter  facilement le VIH/Sida et d’autres maladies. Les églises ne doivent non plus rester silencieuses par rapport à ce phénomène.

Enfin les parents doivent redoubler de vigilance afin que leurs filles ne deviennent pas des objets d’exhibition pour les barons du pouvoir pendant que les enfants de ces derniers, eux, sont dans des établissements scolaires de renom à l’étranger. A suivre.

Mensah K

 

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