Mercredi, Août 15, 2018

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L’homme est apparu en 2010 avec "L’épopée des Eléphants", un recueil dont les poèmes exaltent la bravoure et la témérité du couple Gbagbo de la Côte d’Ivoire sans oublier les acteurs de développement du Togo.

Peu après cette sortie qui marquait ainsi son entrée dans l’univers des poètes togolais, Me Joseph Koffigoh qui n’est plus à présenter, a offert un nouveau recueil intitulé "La passion des Eperviers", toujours aux Nouvelles Editions Ivoiriennes (NEI-CEDA) à Abidjan 

Avec une technique d’écriture assez singulière, l’avocat et ancien Premier Ministre du Togo a peint la manière sauvage dont les joueurs togolais ont été attaqués le vendredi 8 janvier 2010 lorsqu’ils ralliaient l’Angola pour jouer à l’édition 2010 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) pour laquelle le Togo était qualifié.

L’atrocité de l’attaque perpétrée contre les ambassadeurs togolais dans cette brousse sans défense, a influencé la plume de l’homme de droit qui n’a émis aucune réserve pour la raconter.

Mais en parcourant le recueil de poèmes, l’on est tenté de dire qu’il était plus destiné à honorer la mémoire des citoyens de tous bords qui, par quelque moyen que ce soit, se sont illustrés dans la construction de la nation togolaise. Ce qui fait donc dire qu’au-delà d’un hommage mérité rendu aux Togolais ayant perdu leur vie à Cabinda, "La passion des Eperviers" est une invite à la valorisation de ceux qui ont fait du Togo, une nation, comme Dzitri par exemple, le fondateur de la ville de Lomé, jeté dans les oubliettes après sa mort, à l’instar d’autres qu’on peut multiplier à l’infini. Et si l’ouvrage s’intitulait "Hommage aux héros d’une nation" 

Par le poème "Dzitri cœur de lion", Me Koffigoh a su manier la langue de Molière à telle enseigne que l’image nette qui y est tout de suite dégagée, est celle d’une nation devant beaucoup de choses à ses filles et fils. Comment peut-on imaginer que pendant les fêtes du cinquantenaire de l’indépendance du Togo, ces hommes n’ont pas été honorés pour ce qu’ils ont eu à accomplir comme mission pour leur beau pays? Allons comprendre quelque chose dans cet extrait du poème précité:

«Pouvez-vous le dire, ô peuple jubilaire

Quel est le vestige, ou simple cimetière,

Une rue, une fontaine, parmi les néons

Pour ce grand ancêtre au cœur de lion?

Comment as-tu pu, Lomé la coquette

Qui a engendré des millions de têtes

Manquer ton hommage au grand roi Dzitri

Relégué dans l’antre d’un sinistre oubli ?...»

Alors où est la responsabilité des gouvernants à qui il incombe le devoir de faire découvrir ces héros à la jeune génération ? Est-ce un oubli comme le dit l’auteur ou bien une manque de responsabilité ou encore une négligence ? Il le faut savoir un jour.

Dans ce même ouvrage, Me Koffigoh a peint l’univers d’autres héros comme Ephrem Seth Dorkenoo qui, à sa manière à lui, a apporté sa pierre à la construction de ce pays. Il n’a pas perdu de vue le gigantesque travail abattu par l’ancien Premier Ministre Edem Kodjo. Il est allé dans les cornes de l’Afrique où il a exalté des dignes fils comme Léopold Sédar Senghor, cette éternelle légende, Nelson Madiba Mandela, Ellen Sirleaf Johnson du Libéria, Prix Nobel de la Paix 2011. "La passion des Eperviers", dans sa mission de reconnaissance aux œuvres des dignes fils et filles du pays, aura tout dit et ça se comprend.

En attendant une cérémonie de dédicace de cet ouvrage, allez savourez son contenu. Il est disponible dans toutes les librairies de la place.

Sébastien Lionel

  

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