Lundi, Septembre 24, 2018

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Sans nul doute le courant ne passe toujours pas entre les corps habillés et la population civile. Ce constat pourrait encore durer longtemps si un débat de fonds calqué sur la sincérité et un véritable processus de réconciliation n’est engagé entre la grande muette, les corps paramilitaires et la population togolaise.

Le jeudi 12 janvier 2012, l’organisation de défense des droits de l’homme (ODDH) a organisé une marche de protestation contre la violation des droits de l’homme et l’impunité au Togo. Cette marche a eu pour point de chute l’esplanade du Palais des congrès où plusieurs déclarations ont été lues.

Etaient présentes, des associations comme Cacit de Zeus Ajavon, Jdho de Carlos Kétohou, Acat-Togo de Jil Bénoît Afangbédji etc. On a également remarqué la présence des organisations des journalistes qui luttent pour la liberté de travail des journalistes.

Certains partis politiques ont aussi apporté leur soutien aux ODDH notamment,  le Comité d’Action pour le Renouveau (Car), l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), le Mouvement Républicains Centriste (MRC), ainsi que l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dont le Président national Jean-Pierre Fabre a eu une altercation avec le Commissaire Sama.

Que s’était-il passé?

Selon le Président national de l’ANC, Jean-Pierre Fabre, dès la plage le samedi 14 janvier passé, le Commissaire Sama lui aurait donné ordre de ne pas rentrer à l’intérieur du Palais des Congrès pour recevoir un appel téléphonique.

Fabre aurait posé la question à son interlocuteur de savoir de quel droit il ne pourrait pas rentrer à l’intérieur du Palais étant donné qu’un édifice public appartient à tous les Togolais. Une altercation s’en est suivie au cours de laquelle le président national de l’ANC aurait reconnu traité le Commissaire de «con». Cette situation a failli dégénérer vu l’attroupement que cela avait engendré.

Selon le Commissaire Sama, lorsque M. Jean Pierre Fabre voulait rentrer à l’intérieur du Palais nous lui avions refusé l’accès. Et lorsqu’il voulait insister nous lui avions demandé si dans le communiqué définissant l’itinéraire de la marche il est écrit que le point de chute est l’intérieur du Palais des Congrès ou l’esplanade. «Nous faisons notre travail et peut-être c’est pour sa propre sécurité que nous lui avions refusé l’entrée. Jean Pierre Fabre voulait faire le «one man show». Il n’avait pas compris alors que s’il lui arrivait quelque chose à l’intérieur nous sommes tenu responsables. Il nous avait traités de noms de tous les oiseaux.

Quelqu’un dans son groupe à même porté la main sur moi (le Commissaire). Moi je suis de nature calme ce qui me préoccupait est d’assurer la sécurité de tous ceux qui étaient arrivés à la marche c’est pourquoi d’ailleurs on a encadré les manifestants jusqu’au point de chute. Et si je n’étais pas compréhensible, et si c’étaient d’autres qui entendront ces injures ça allait dégénérer alors qu’aujourd’hui, il est important qu’on aille à l’apaisement, à la réconciliation et à l’amour du prochain pour construire le pays. Chacun d’entre nous doit revoir son comportement.

Si on me demande aujourd’hui d’aller rendre service à M. Fabre je le ferai. J’ai pris l’engagement de servir mon peuple, je le ferai pleinement. Pour cela, je n’ai pas gardé rancune pour ce qui s’était passé la dernière fois. Je l’ai considéré comme un incident et c’est tout».

En écoutant donc le président national de l’Anc le samedi à la plage et le Commissaire Sama, il y avait eu certainement quelque chose qui n’aurait pas plus du tout à Me Zeus Ajavon, l’un des organisateurs de la manifestation.

Il était important de restituer la version des faits vécus de chaque côté pour lever tout équivoque et mettre fin aux rumeurs.

Jérôme Sossou

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