Mardi, Décembre 18, 2018

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La saison des pluies a toujours été une période de rudes épreuves pour le pouvoir de Faure Gnassingbé qui n’aime pas anticiper les choses. L’amateurisme étant la chose la mieux partagée dans le système qui dirige le pays, on se laisse toujours surprendre par des événements qu’on pouvait prévenir..

Depuis quelques mois, la Nationale N°2 subit des travaux de réfection, surtout au niveau de la zone portuaire. Des déviations sont donc prévues à cet effet pour permettre aux usagers de vaquer librement à leurs occupations. Mais c’est compter sans l’état de ces routes qui constituent de véritables dangers pour ceux qui les empruntent nuit et jour. Que ce soit la déviation qui passe devant la société Grand Moulin et débouche sur la direction de la CEET Lomé-Port en face de l’hôtel Sarakawa ou celle qui passe derrière ECOMARINE pour s’ouvrir sur l’entrée du Port de pêche, elles n’offrent pas de répit aux usagers.

Le mardi 29 mai dernier, le spectacle a été on ne peut plus désolant. On se croirait dans un village lagunaire ; seulement ici, ce ne sont pas des pirogues qui constituaient les moyens de déplacement, mais ce sont bien des véhicules et autres engins qui circulaient dans cette mare d’eau. Difficile de savoir où passer pour éviter une surprise désagréable. Des nids-de poule béants sont recouverts par l’eau, ce qui devient pour les usagers un piège sans fin. Plusieurs fois, des conducteurs de taxi-moto et leurs clients sont tombés dans ces lacs artificiels. Les trous que cachent les eaux en dessous sont tellement profonds que lorsque les véhicules gros porteurs y tombent, ils se renversent. Au moins deux véhicules ont connu ce sort mardi dernier.

A quelques mètres du grand rond-point du Port autonome de Lomé vers le nord au niveau du carrefour entre Grand Moulin et ECOMARINE, se trouve un grand trou rempli de caillou qui fait office de panneau stop au milieu de la route. En saison pluvieuse, cette partie de la route devient dangereuse pour les usagers.

Comme on le voit, toute la zone portuaire devient de plus en plus impraticable voire dangereuse pour les usagers, surtout les déviations prévues dans le cadre de la réfection de la Nationale N°2. Il n’échappe à personne que dans un pays normal où ces déviations se situent dans une zone stratégique pour l’économie nationale qu’est le Port, elles devraient être aménagées de telle sorte qu’elles ne puissent pas endiguer les activités dans la zone, ni causer des désagréments aux véhicules qui acheminent des marchandises vers l’hinterland. Elles devraient faire l’objet d’une attention particulière de la part des entreprises en charge d’exécuter ces travaux, afin de réduire des tracasseries inutiles voire dangereuses aux usagers.

La zone portuaire et ses routes ont depuis toujours été l’objet de débats dans l’opinion à cause de leur dégradation. On s’interroge cependant sur l’indifférence des autorités du Port Autonome de Lomé, surtout que son Directeur général, le Contre-Amiral Fogan Adégnon est en même temps le Maire de la ville de Lomé. Comme nombre de responsables de sociétés d’Etat qu’on connaît dans ce pays, Fogan Adégnon ne semble pas se préoccuper de l’environnement dans lequel se situe sa société et les difficultés quotidiennes que rencontrent les employés pour vaquer à leurs occupations.

Ce n’est plus un secret pour personne, le Port Autonome de Lomé génère des centaines de milliards de francs cfa et on se demande où va tout cet argent pour qu’on ne puisse pas au moins consacrer, ne serait-ce que le tiers pour aménager la zone portuaire afin d’éviter des accidents fortuits aux usagers de la route. Doter le pays de nouvelles routes, c’est bien. C’est d’ailleurs le souhait de tout Togolais. Mais faire de bonnes déviations pour ceux qui empruntent ces routes est une autre chose. C’est malheureusement cela que les autorités togolaises rechignent à offrir aux citoyens.

K. I.

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