Jeudi, Mai 24, 2018

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Bientôt le peuple kabyè ouvrira le bal des cérémonies de passage d’une classe sociale à une autre. Akpéma chez les jeunes filles et Evala chez les jeunes garçons. Ce sont des cérémonies qui sont loin d’être des fêtes traditionnelles, vu leur caractère spécial. Pour cause, non seulement elles exigent des assiettes budgétivores, mais elles paralysent toute l’administration.  

Dans quelques jours, le peuple kabyè entrera dans les cérémonies de sa fête traditionnelle. Une fête qui consacre le passage d’une classe sociale à une autre chez les jeunes garçons à travers les fameux Evala. Si chez les jeunes filles, Akpéma ne revêt pas la même importance pour des raisons qu’on ignore, les Evala, eux, depuis plusieurs décennies mobilisent des moyens qui défient toute logique. Tout un bataclan de journalistes des organes publics est mobilisé pour couvrir l’événement qui s’étale sur une semaine au moins, sans compter les reporters de la presse privée. Mais cette fête (sic) n’est pas sans entraîner des dégâts collatéraux.

Les Evala constituent des moments où toute l’administration se vide et est paralysée. Des ministres aux directeurs des sociétés en passant par les députés, les cadres de l’administration, les employés et même les gardiens vident leurs lieux de travail pour s’y rendre. Les dossiers à étudier ou à signer sont laissés jusqu’à leur retour. Durant ces moments, l’administration ressemble à un cimetière. Selon des informations difficilement vérifiables mais non moins pertinentes, des pressions seraient exercées sur certains fonctionnaires pour y gonfler, sous le chaud soleil, le nombre des spectateurs. Comme dans la République de l’«Esprit nouveau», la concussion semble être la chose la mieux partagée, on s’attend à ce que l’administration soit encore vidée au profit de cette fête traditionnelle dénaturée et transformée en un rendez-vous de débauches.

Il est constant que les Evala constituent des moments d’actes frivoles et des ébats insolents pour nombre des pontes qui font le déplacement sur la ville de Kara. Pendant cette période, le sexe coule à flot (sic). Les ministres, les députés, les cadres et même les hommes de médias transforment ces cérémonies traditionnelles en une opportunité pour assouvir leurs appétences sexuelles. Comme la pauvreté est tellement ambiante dans ces villes, il n’est pas trop difficile d’appâter les jeunes filles. Certains cadres du septentrion osent tout de même dénoncer ces comportements qui désacralisent ces rites.

L’édition 2012 va se dérouler dans un contexte très tendu. Ces fêtes interviennent à un moment où la fratrie qui régente le Togo est en lambeaux, la faute au plus «Faure» qui serait très attendu (sic) par ses frères. Programmés pour débuter le 14 juillet, ces rites initiatiques, à en croire certaines sources, devraient commencer finalement le 21 juillet. Faure Gnassingbé y assistera-t-il ? en tout cas, on attend de voir.

Fabrice KA

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