Mardi, Octobre 23, 2018

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Cela fait presque quatre ans qu’il croupit en prison. Déféré le 07 octobre 2009, jugé et condamné à 10 ans de prison le 12 décembre 2011, l’ex -présentateur à la TVT Eugène Atigan-Améti a toujours clamé son innocence dans cette sombre affaire de trafic de drogue dans laquelle on retrouve l’ANR et son tristement célèbre patron Yotroféï Massina.
Nonobstant les graves anomalies dans ce dossier, la Justice togolaise refuse de dire le droit et de procéder à la libération du confrère qui visiblement, serait victime d’un complot.
Pour se faire entendre de nouveau, surtout que depuis un certain temps des menaces d’empoisonnement pèsent sur lui, Eugène Atigan-Améti vient d’adresser une lettre à Alioune Tine, le Président de la RADDHO en séjour au Togo depuis plus d’une semaine et qui a été reçu hier mercredi par Faure Gnassingbé. Le confrère annonce par la même occasion une grève de la faim qu’il entame à partir du 13 août prochain. Vivement que le droit soit dit dans cette affaire pour lui permettre de retrouver sa famille. Voici la lettre adressée au président de la RADDHO.
Lomé le 07 août 2012
ATIGAN-AMETI Kossi Eugène
Journaliste-Producteur et Réalisateur à la TVT
Directeur d’AFRIS-INTER déféré à la prison
Civile de Lomé le 07 octobre 2009
Jugé et condamné à 10 ans le 12 décembre 2011
A
Monsieur le Président de la RADDHO
Objet: Saisie et Information
Monsieur le Président,
C’est avec grande amertume que je viens saisir officiellement votre noble institution pour m’accompagner dans ma lettre pour la quête de ma liberté légitime.
Par la même occasion, je vous informe de ce que je vais observer une grève de la faim une fois encore à la prison civile de Lomé, face à ce que j’estime être du dilatoire sciemment adopté pour me mettre en prison depuis mon pourvoi en cassation du 12 décembre 2011, ci-joint.
En effet, le 12 décembre 2011, j’ai été, avec mon coaccusé, jugé de manière injuste et condamné à 10 ans de prison en violation de mes droits garantis par la Constitution togolaise en ses articles 2 et 13 et au mépris des dispositions de la loi du 18 mars 1998 portant sur le contrôle de drogue au Togo en général et de son article 148 en particulier et ci-joint.
Relisant une fois encore les documents fabriqués sur lesquels on s’est basé pour me condamner avec mon coaccusé ici (document joint) constaté par un huissier assermenté,
Vous conviendrez avec moi que je n’ai de choix que cette violence contre soi-même (grève de la faim) quoique extrême, comme ultime alternative pour que je sois rétabli dans mes droits.
Avec la ferme conviction que vous voudriez bien alerter tous vos partenaires ODDH et médias sur mon cas, afin d’assurer une pression conséquente.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
Eugène Kossi ATIGAN-AMETI
NB : Lundi 13 août 2012
Début de la grève

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