Mardi, Décembre 18, 2018

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La scabreuse affaire d’escroquerie dite internationale dans laquelle monsieur Faure Gnassingbé s’est trempé jusqu’au cou pour régler des comptes politiques n’en finit pas de révéler ses secrets. Avec l’arrestation à Abidjan  de Loïk Le Floch-Prigent, le présumé  cerveau du gang, selon Me Dégli, et son extradition au Togo, on croyait que les choses devraient s’accélérer. 

Mais une semaine après, c’est toujours le statu quo. Certes, celui que les avocats du plaignant présentent comme le cerveau du gang, a été curieusement inculpé par le juge pour complicité d’escroquerie. Quant  au conquistador émirati, il a de nouveau débarqué au Togo, aux frais du contribuable togolais. Sa présence toute la semaine dernière n’aura servi à rien.

En effet après l’audition de Loïk Le Floch-Prigent, ce dernier a demandé une confrontation avec Abass Al Youssef.

L’Emirati  ayant eu vent, on ne sait par quel moyen, des révélations croustillantes  du Français contre sa personne auprès du juge d’instruction,  a refusé de se prêter à cet exercice qui, normalement, devrait permettre de connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire, avant de quitter précipitamment Lomé pour, dit-on, honorer un engagement important à l’extérieur. Le vendredi soir avant son départ, il a été aperçu dans un hôtel de la place avec au moins une dizaine d’agents de l’ANR assurant sa sécurité, un conseiller de Faure Gnassingbé et un ancien ambassadeur du Togo en Allemagne.

 Pourquoi Abbas Al Youssef s’est-il dérobé de la confrontation avec Loik Le Floch-Prigent alors que depuis le début de cette affaire, il n’a cessé de clamer que c’est son collaborateur français qui lui a présenté les autres membres du réseau ? Qu’a dit exactement Loïk Le Floch-Prigent au juge qui donne la trouille à l’Emirati?

Mounira Awa est en fait une maitresse d’Abbas Al Youssef

Au début de cette affaire, on a fait passer dans   l’opinion que c’est dans un luxueux hôtel de Dubaï que la supposée veuve de l’ancien président ivoirien, Robert Guéï, a rencontré fortuitement Abbas Al Youssef et lui a narré son histoire pathétique qui l’a poussé à décider d’aider la famille. Aucun homme doué de bon sens ne croyait à ce scénario ridicule et surréaliste que ressassent à longueur de journée les avocats de l’Emirati et leurs porte-voix.  Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur les vraies relations entre cette dame et l’Emirati.

Selon une source proche du dossier, Loïk Le Floch-Prigent a révélé au juge d’instruction que la dame Mounira Awa était en fait la maitresse d’Abbas Al Youssef pendant des années et cette relation a été à l’origine des déboires de l’Emirati avec sa femme et ses deux enfants. Une information qui vient en appui à cette révélation en des termes voilés du Français dans son interview à notre confrère Koaci.com le 13 septembre à Abidjan: «C’est une histoire privée d’Abbas Al Youssef avec cette dame, je ne connais pas les rapports entre eux deux, ça ne me concerne pas». Le Floch-Prigent aurait également situé le juge sur les différentes missions menées ensemble avec l’Emirati et la fameuse Mounira Awa en Afrique et même  au Togo, et ensuite sur la nature des contrats qui liaient la société Pilatus à Sow Agba Bertin.

 Un déballage qui a  poussé le sulfureux Emirati à refuser la confrontation que lui-même exigeait et à quitter précipitamment le Togo.  Du coup, face au blocage qu’on observe actuellement dans ce dossier, l’avocat du Français a introduit une demande de liberté de son client qui, selon certaines informations, devait suivre une opération chirurgicale le 26 septembre prochain en France. Selon une dépêche de l’AFP  l’ancien patron du géant pétrolier Elf, Loïk Le Floch-Prigent, détenu au Togo dans le cadre d’une escroquerie, a demandé à être remis en liberté pour des raisons de santé, a déclaré son avocat, Me Patrick Klugman qui a précisé: «Il est impératif que mon client bénéficie des soins. Il est prêt à s’expliquer sur cette affaire dans laquelle il est plus un témoin qu’autre chose», avant d’ajouter avec un grain d’optimisme: «La demande sera examinée lundi matin (hier matin ndlr). J’ai bon espoir qu’elle soit acceptée, étant donné la volonté de Loïk Le Floch-Prigent de collaborer à l’enquête».

Abbas Al Youssef, un plaignant  peu crédible

Au fur et à mesure qu’on avance dans ce ténébreux dossier, on découvre un plaignant peu crédible, à la limite un mythomane que certains avocats tentent de peindre en blanc. D’abord le fait que le sieur Abbas Al Youssef, qu’on présente comme un homme d’affaires chevronné disposant des sociétés partout dans le monde, accepte de débloquer plus de 48 millions de dollars dans une affaire aussi risquée sans prendre soin de laisser des traces sur le circuit des fonds débloqués. La seule explication que trouve ce monsieur pour justifier l’absence de preuves est que les présumés «gangsters» ont utilisé la chimie noire pour contrôler son mental et lui soutirer les sous. Est-ce de la chimie noire, lorsque lui et sa maitresse s’envoyaient en l’air dans les hôtels de Dubaï?

Il porte plainte, et aussi curieux que cela puisse paraître, il demande un arrangement à l’amiable, non plus sur les 48 millions de dollars qu’on lui aurait soutirés, mais tantôt 5 millions, tantôt 10 millions. Ne disposant d’aucune preuve à exhiber devant les juges en dehors de ses élucubrations, pour se sortir d’affaire, on cherche à requalifier les faits en parlant aujourd’hui de tentative d’assassinat. Un autre montage grotesque et ubuesque en perspective visant à maintenir Pascal Bodjona et Agba Bertin en prison alors que logiquement,  ils devraient être en liberté.

 Parlant de ce fameux Emirati au confrère de l’AFP, Me Patrick Klugman dit: «Le plaignant se contredit beaucoup, en particulier sur le montant du préjudice. Il tente de se venger de ses difficultés financières sur Loïk Le Floch-Prigent ». Pour l’instant, on ne sait pas s’il existe au Togo une juridiction compétente appelée à connaître des histoires de chimie noire. Mais en attendant, c’est la maladroite implication du sommet de l’Etat togolais dans cette ténébreuse histoire qui ridiculise l’ «esprit nouveau» et ses conseillers. Faure Gnassingbé a-t-il conscience des hautes fonctions de l’Etat qu’il occupe pour s’ingérer de façon ostentatoire dans une affaire aussi ridicule que scabreuse ? On ne le dira jamais assez, si on estime que certaines personnes, au vu des fonctions qu’elles occupaient ont utilisé frauduleusement les attributs de l’Etat pour escroquer un homme d’affaires, en dehors de la plainte de la victime au pénal, l’Etat ou celui dont l’honneur a été entaché porte une plainte au civil pour utilisation frauduleuse des attributs de l’Etat. Il est tout de même curieux qu’un chef d’Etat (sic) se cache derrière la plainte d’un individu pour, soi-disant, laver  son honneur entaché. Pour l’image du Togo et surtout l’honneur de la République, s’il en existe encore un, il urge que monsieur Faure Gnassingbé et les mauvais génies qui l’entourent arrêtent ce cirque judiciaire pour s’occuper d’autres choses. Autrement, d’autres révélations viendront leur compliquer la vie dans cette affaire.

Déjà cette semaine, il est clair que dame Mounira Awa est une maitresse de l’Emirati, ce qui discrédite ce dernier et ses soutiens togolais ; mais demain, il se peut que d’autres révélations ou développements  plus graves viennent jeter du discrédit total sur ce dossier, obligeant Faure Gnassingbé et ses conseillers de l’ombre à chercher une porte de sortie honorable. Peut-être qu’en ce moment, il sera trop tard pour eux.

Ferdi-Nando

Commentaires  

 
0 #1 robinton 31-10-2012 15:58
Voilà un feuilleton qui a mis en veilleuse toutes les activités de toute une nation.Dites quel est le rôle d'un État? je pense qu'ils, contrairement à ce qu'ils font,devaient s'évertuer à protéger les citoyens quelque soit le délit qu’ils auraient commis.Je me demande au nom de quoi on peut faire jouir des privilèges à un arabe au détriment des ses frères qui, durant des années se sont mis à leur service.De quelle justice parle t-on? les gens croupissent durant des années dans les prisons pour avoir volé un coq,chien,pinta de etc on arrive pas à trouver des solutions et passe le temps à une affaire qui ne mérite d'être traitée que c'est dommage. Je pense qu'on aurait honte à impliquer des gens comme pascal bodjona dans une affaire pareille car tout le monde sait que celui aurait fait cela à cause du titre de ministre de la république dont il portait ce qui veut dire que la majorité des ministre togolais reste mêlés à certaines pratiques lugubres qui ternissent limage de la république.
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