Jeudi, Mai 24, 2018

CAN 2013: L’urgence de préparer le retour contre le Gabon

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Les rencontres retours qualificatives pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2013 se jouent dans un peu plus de deux semaines. Si dans certaines confrontations le suspense reste entier, certains pays ont fait le plus difficile en déplacement et espèrent se qualifier à l’issue de la manche retour qu’ils jouent devant leurs publics.

Les Eperviers du Togo se situent dans cette dernière catégorie et devraient jouer  en toute quiétude les Panthères du Gabon le dimanche 14 octobre au stade de Kégué.

L’adversaire est de taille par rapport à sa progression depuis la dernière Can qu’elle a coorganisée avec la Guinée Equatoriale, et surtout parce que les confrontations entre ces deux équipes sont difficiles pour les Eperviers. Ce serait superfétatoire d’en faire l’historique, mais on ne peut oublier le cuisant 3-0 qu’ils ont infligé au Togo en 2010.

Lors de la manche aller des éliminatoires de la Can 2013, les joueurs togolais ont réussi à contraindre les Gabonais au match nul 1-1, un score honorable en déplacement pour une équipe qui est en reconstruction, mais dont la gestion peu orthodoxe du Bureau Exécutif de la Fédération de tutelle influence les résultats. Après cette rencontre de Libreville, on n’a pas entendu les coéquipiers de Serge Akakpo ruminer  tout ce qui est familier dans leur nid: primes de match, problèmes de billets d’avion que certains joueurs auront payés de leur propre poche. L’heure était à la communion, explique un consultant sportif. Pour d’autres, les autorités auraient tenu leur engagement promis par l’intermédiaire du nouveau ministre du Sport et des Loisirs, Bakalawa Fofana, à la veille du match contre le Gabon.

Les Eperviers du Togo ont gagné un combat, mais la bataille n’est pas encore terminée. L’ultime étape de cette bataille se joue le 14 octobre prochain. A priori, cette rencontre retour  devant leurs supporters ne devrait pas causer trop de soucis à la bande au coach Didier Six, le plus dur ayant été déjà fait à l’aller. Mais attention, les Panthères n’ont pas encore joué toutes leurs cartes. Ils peuvent réaliser l’exploit à Lomé en faisant un hold-up parfait, au nez et à la barbe des supporters togolais. C’est pourquoi, étant favoris à domicile, les Togolais se doivent de préparer minutieusement cette rencontre.

Le premier atout serait les supporters. L’ambiance que ces derniers donneront sera non seulement une source de motivation pour  les joueurs togolais, mais un handicap pour les visiteurs. Le gouvernement doit mettre la barre très haut, pourquoi ne pas imiter son homologue gabonais en faisant des promesses pouvant motiver les joueurs, car une qualification pour une coupe continentale reluira l’image d’un pays en mal de sensation.

Et il reviendra au staff et aux joueurs de «mouiller le maillot». Le sélectionneur Didier Six et ses joueurs doivent faire en sorte que l’entame des jeux des Togolais décourage toutes velléités gabonaises. On ne doit pas perdre de vue que les Panthères sont aussi capables de faire à Lomé ce que les Eperviers ont fait à Libreville quelques semaines plus tôt.

Que faire après le coup de sifflet final de l’arbitre qui consacrerait une éventuelle qualification du Togo à la prochaine Can ? Cette question est importante quand on sait les conséquences que pourrait avoir l’envahissement du terrain par des supporters hystériques. Généralement, à la fin des matches du Togo au stade de Kégué, les trois quarts des supporters descendent sur la pelouse. Mais malheureusement, les policiers togolais n’aiment protéger que le corps arbitral et dans une certaine mesure les joueurs de l’équipe adverse,  laissant les locaux à la merci des supporters. Le Togo n’a plus participé à la Can depuis 2006 et une éventuelle victoire pour Afrique du Sud 2013 créera des situations que les «stadiers» doivent impérativement maîtriser. Les Gabonais seraient prêts à utiliser tous les dérapages pour créer des ennuis aux Togolais par le truchement de la Confédération africaine de football (Caf) dont l’éternel président Issa Hayatou ne porte pas le Togo dans son coeur. D’ici la probable qualification des Eperviers, une union sacrée autour de nos ambassadeurs est primordiale car l’avenir du  football togolais en dépend.

Fabrice KA

 

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