Dimanche, Décembre 16, 2018

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La dernière actualité entre la Côte-d’Ivoire et le Togo fut celle exhibant l’ex patron de Total-Elf, Loïk Le Floch-Prigent arrêté manu-militari à l’aéroport d’Abidjan et mis dans un avion sans autre forme de procès en direction du Togo.

Plusieurs mois plus tôt, le tout premier ministre de la défense de l’ère Gbagbo en Côte-d’Ivoire, Lida Kouassi Moise (photo), exilé politique, s’était vu extrader par les autorités togolaises vers Abidjan. C’était l’air complètement effaré que «Lida le Juda» effectuait son retour forcé d’exil. Aux dires de certains diplomates africains, ces deux extraditions n’auraient pas été faites selon les normes de procédure équitable. Il s’agissait ni plus ni moins «d’enlèvements d’État qui traduisent les relations étroites entre la Côte-d’Ivoire d’Alassane Ouattara et le Togo de Faure Eyadéma dans le domaine militaire.»

 

Hamed Bakayoko et le Togo

Mi-août, début septembre 2012, l’opinion publique ivoirienne avait pu lire dans une poignée de journaux, l’acquisition par la Côte-d’Ivoire de quatre aéronefs hélicoptères de type Puma. Selon certains de ces quotidiens parmi lesquels le très pro-Soro «Nord-Sud», le ministre ivoirien de l’Intérieur Hamed Bakayoko, suite à l’attaque du camp militaire d’Akouédo, avait révélé ces achats d’hélicoptères militaires par l’administration Ouattara, dans un pays sous embargo militaire de l’Onu. L’information n’a curieusement pas fait long feu.

Violation de la résolution 2045 de l’Onu

Pour autant selon nos informations, la Côte-d’Ivoire tentait depuis l’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir, à se reconstruire une défense aérienne. La première tentative auprès des autorités guinéennes pour la restitution des aéronefs achetés du temps de Laurent Gbagbo et gardés en Guinée voisine s’était soldée par un échec. Le pouvoir Ouattara devait trouver d’autres moyens d’acquisition.

En complicité avec le Togo et selon toute vraisemblance au vu et au su des autorités françaises, un mécanisme sera vite trouvé, avec pour but de contourner la résolution 2045 du Conseil de sécurité de l’Onu et le règlement n° 428//2009 du 5 mai 2009 du Conseil de l’union européenne traitant de la réexportation et de l’utilisateur final d’un bien exporté. Une note des renseignements militaires togolais et un certificat d’utilisation finale dont Connectionivoirienne.net a pu obtenir copies, confirment désormais ce scénario. En effet, entre le 15 et le 17 août 2012, 4 hélicoptère français «de combat et de transport civil» PUMA S.A. 330 ont été «officiellement» vendus au Togo. Coût total de l’opération, plusieurs milliards tirés de la «petite» vingtaine de milliards de FCFA réservés aux affaires militaires dans le programme d’urgence présidentiel de sortie de crise en Côte-d’Ivoire. Le colonel Alou Cilabalo de la D.G.M.S.M. du Togo est présenté comme le cerveau de cette transaction illégale. Quelques de jours plus tôt, c’est un Hamed Bakayoko euphorique mais visiblement sonné par l’attaque d’Akouédo, qui annonçait l’acquisition des hélicoptères, avant de se rétracter et de demander à la presse de faire le black-out sur l’affaire. Le ministre s’était entre temps selon des diplomates, fait tirer les oreilles par ses complices et ses supérieurs. Car ces hélicoptères étaient officiellement destinés au Togo et non à la Côte-d’Ivoire comme utilisateur final. De bonnes sources, la transaction à forte odeur de retro-commissions, aurait aussi été facilitée par des intermédiaires ayant servi dans l’achat du Boeing présidentiel racheté à la famille Hariri du Liban par l’actuel président ivoirien, après sa prise de fonction. Le sulfureux Nizar Dalloul de Comium et Alain Donwahi (Conseil national de Sécurité) feraient parties de ces go-between «facilitateurs» de cette transaction, selon nos sources. L’achat du Boeing ayant appartenu à Raffik Hariri, l’ex premier ministre du Liban mort assassiné, avait été ébruité par la Lettre du Continent et La Lettre A. Une information abondamment reprise par d’autres médias.

Source: connectionivoirienne

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