Jeudi, Novembre 15, 2018

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A l’occasion de la Journée mondiale pour le Travail décent, célébrée le 07 octobre dernier, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (Synjit) a publié une déclaration dans laquelle il s’est préoccupé de la précarité des professionnels des médias  dans la presse privée togolaise et s’est dit «scandalisé par l’indifférence que cette situation semble rencontrer auprès des patrons». Lecture.

Déclaration

 

A l’occasion de la Journée mondiale pour le Travail décent

Ce 07 octobre 2012, le monde syndical international célèbre pour la cinquième fois la Journée mondiale du Travail décent. A cette occasion,  le Syndicat National des Journalistes indépendants Togo (SYNJIT) tient à rappeler les conditions de travail du journaliste indépendant au Togo.

Le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo continue de déplorer que le journaliste indépendant (ou du secteur privé) au Togo ne puisse vivre de son travail, qui non seulement est loin d’être décent, mais constitue l’un des plus précaires dans notre pays.

Le Synjit rappelle que le salaire mensuel moyen du journaliste au Togo dépasse rarement les 20.000 francs CFA, ce qui est largement en deçà même du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) actuellement fixé à 35. 000 francs CFA.

Le Synjit rappelle également que, malgré les risques que côtoient quotidiennement les journalistes du privé au Togo, la grande majorité n’est ni couverte par une assurance ni déclarée à la Caisse nationale de sécurité sociale et qu’il n’existe non plus aucune mutuelle de santé au profit des Hommes de médias dans notre pays.

Le Synjit est scandalisé par l’indifférence que cette situation semble rencontrer auprès de nos patrons, malgré de multiples interpellations du bureau du Synjit.

Le Synjit tient à informer tous les journalistes qu’il a saisi à plusieurs reprises au cours de cette année les autres organisations de presse, le ministère de la Communication et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, sur l’urgence de relancer les discussions sur la convention collective de la presse privée, seul instrument qui pourrait ouvrir la voie à l’amélioration des conditions de travail et de vie des professionnels des médias.

Le Synjit fait noter qu’en l’absence de conditions de travail décentes pour les journalistes, espérer d’eux du professionnalisme basé sur l’indépendance et l’objectivité n’est que vanité.

Le Synjit invite tous les partenaires du Togo, la Direction générale du Travail et des Lois sociales, la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, le ministère de la Communication et les autres organisations de presse à s’investir particulièrement à ses côtés dans la lutte pour la professionnalisation du secteur qui passe forcément par l’amélioration des conditions de travail des principaux acteurs que sont les journalistes employés, privés jusqu’à ce jour de toute dignité que devrait garantir un travail décent.

Le Synjit avertit que les journalistes employés dans le privé ne pourront plus longtemps se contenter d’être privés de tout,  même de l’ « aide de l’Etat à la presse ».

Le Synjit lance un donc appel à tous les journalistes employés du Togo à rester mobilisés pour des actions d’envergure pour sortir notre secteur de la précarité.

Pour le Bureau du Synjit,

Le Secrétaire Général 

Maxime DOMEGNI

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