Dimanche, Mai 27, 2018

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On en sait un peu plus sur le dernier séjour mouvementé du mythomane, émirati Abbas Al Youssef dans notre pays et surtout son départ précipité suite au déballage du Français Loïk Le Floch-Prigent devant le juge d’instruction. Le supposé chasseur de fortune, comme l’affirment   ses avocats et ses laudateurs même si personne jusqu’à ce jour ne connaît l’identité réelle de la société de l’Emirati opérant dans ce domaine, a de sérieux ennuis avec nos voisins de l’ouest où il est recherché pour blanchiment d’argent et trafic de drogue.

Le journal ghanéen «The Enquirer» avait même sonné l’alarme avec à sa Une le titre «Alerte rouge sur la sécurité nationale», avant de poursuivre en reprenant une source sécuritaire du pays: «Un groupe hautement sophistiqué et spécialisé dans le blanchiment d’argent ainsi que le trafic de drogue est entré dans le pays». Ce groupe rentré au Ghana le 27 juillet 2009, était dirigé par un certain Abbas Al Youssef qu’accompagnait un Américain d’origine libanaise et un Irakien à la recherche d’une supposée fortune du dictateur irakien Saddam Hussein, entreposée dans une banque ghanéenne. Les responsables de la Police ghanéenne ayant eu vent de la présence de l’Emirati au Togo alors qu’il était recherché chez eux, ont immédiatement transmis par Interpol à leurs homologues togolaises et aux autorités, une requête aux fins d’écouter Abbas Al Youssef dans le dossier le concernant au Ghana. Et c’est dès la réception de cette requête venue du Ghana que l’escroc émirati a pris la poudre d’escampette.

Au Ghana où une équipe de la Police s’apprêtait à se rendre au Togo, on soupçonne les autorités de notre pays d’avoir organisé sa fuite. Voilà qui révèle à l’opinion le vrai visage d’un escroc international pour qui  Faure Gnassingbé et certains de ses conseillers déroulent le tapis rouge ou caporalisent la Justice. Abbas Al Youssef va-t-il revenir de si tôt au Togo où certains le présentent comme un dieu?

Pas si sûr. S’il a pu échapper une fois à la volonté de la Police ghanéenne de l’écouter, rien n’est sûr que prochainement il sera à l’abri de toute inquiétude, surtout qu’entre la Police des deux pays, il y a un accord de coopération. L’homme en est certainement conscient, raison pour laquelle il a donné une procuration à ses avocats au Togo pour agir en son nom.

De toute façon, les Togolais aimeraient le revoir prochainement parce que son histoire scabreuse d’escroquerie avec l’arrestation de Sow Bertin Agba et de Pascal Bodjona a permis à l’opinion nationale et internationale de se faire une idée de la manière artisanale dont fonctionne la Justice togolaise, au nom de la raison du plus «Faure».

Ferdi –Nando

Commentaires  

 
0 #1 florence Mothe 23-11-2012 11:47
Je suis une consoeur française, CArte de presse n° 25447. Pouvez-vous m'en dire un peu plus au sujet de ces informations sur le ghana auxuquelles je ne comprends rien.
Merci d'avance.
Amitiés confraternelles
Florence Mothe
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