Samedi, Octobre 20, 2018

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A  la veille de la journée mondiale du Sida, ONUSIDA a présenté les résultats du programme commun de lutte contre la maladie dans le monde. Un rapport qui démontre une amélioration incontestable en Afrique.

Publié le 20 novembre, le rapport de l'organisation ONUSIDA indique que le nombre de nouvelles infections au VIH a été réduit de plus de 50 % dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire – dont plus de la moitié sont en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par le virus.

Outre les bons résultats de la prévention du VIH, l’Afrique subsaharienne a réduit d’un tiers le nombre des décès liés au sida sur les six dernières années. Ecoutez ci-dessous l'interview de Michel Sidibé, directeur exécutif de ONUSIDA.  

En revanche en Europe, le nombre de personnes vivant avec le VIH est en augmentation, en particulier dans la partie orientale du continent où sont diagnostiquées plus des trois quarts des nouvelles infections.

Les antirétroviraux: accès et prévention

Six millions de séropositifs sont sous traitement antirétroviral en Afrique, un progrès considérable, mais la route est encore longue : il manque 7 milliards de dollars pour atteindre zéro décès lié au sida d'ici 2015.

«Zéro nouvelle infection – zéro discrimination – zéro décès lié au VIH». C'est l'objectif à atteindre d'ici 2015 selon l'ONUSIDA, le programme des Nations unies sur le VIH. On peut vivre avec le sida lorsqu'on est sous traitement antirétroviral, encore faut il y avoir accès. Près de la moitié des malades sont toujours sans traitement sur le continent africain. Et l'aide des gouvernements des pays développés est stable depuis 2008, certains parlent même d'une crise des financements. Aujourd'hui, l'Afrique est dépendante de l'aide extérieure. C'est par exemple le cas du Burkina Faso : sans argent, pas de livraisons d'ARV, un danger pour les malades. Le monde associatif aimerait que l'État prenne le relai et s'engage plus dans la lutte contre le sida. Yaya Boudani a mené l'enquête à Ouagadougou.

Séropositivité et procréation

Les antirétroviraux, une petite révolution dans la lutte contre le sida. Aujourd'hui, un couple séropositif peut avoir un enfant, sans pour autant lui transmettre le VIH... grâce aux ARV! L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande depuis l'été dernier l'utilisation des antirétroviraux comme moyen de prévention chez les personnes séronégatives exposées à un risque d'infection. En premier lieu, il faut toujours traiter le partenaire séropositif dans le couple, mais également le partenaire séronégatif et le nourrisson, cette fois à des fins prophylactiques. Des études prouvent que le taux de transmission est alors inférieur à 1% - à condition de prendre son traitement régulièrement, et d'avoir un suivi médical complet.

Les effets secondaires des antirétroviraux

Les ARV constituent le traitement de base dans la lutte contre le VIH. Ils ont parfois des effets secondaires dérangeants pour le patient. Mais un suivi médical permet d'adapter le traitement et d'atténuer les douleurs.

Les ARV, antirétroviraux, sont aujourd’hui disponibles un peu partout sur le continent africain, ils ont permis de faire reculer l'épidémie de sida. Mais, comme tous les médicaments, ils peuvent entraîner des effets secondaires pas toujours agréables pour les malades séropositifs : troubles digestifs, nausées, vomissements, mais aussi douleurs musculaires ou nerveuses. Faut-il dans ce cas poursuivre son traitement? Oui, selon Serge Eholié, professeur à la faculté d’Abidjan, et vice-président de l’AFRAVIH, l’Alliance francophone des acteurs de la santé contre le VIH. Retrouvez ses explications dans le magazine santé de la semaine!

SOS femmes en détresse

Les travailleuses du sexe ou prostituées : un métier vieux comme le monde, que l’on retrouve aux dix coins de la planète. Un métier à haut risques pour celles qui n’utilisent pas de préservatifs. Au Burundi, une étude a montré qu’en 2007, une prostituée sur trois était séropositive. Des ONG ont donc fait campagne pour sensibiliser ces femmes au dépistage et à la prévention. Résultat : le ratio a baissé à une femme sur cinq. Domitille Kiramvu est allée à la rencontre de ces femmes. Ecoutez son reportage!

Source: DW (Deutsche Welle)

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