Dimanche, Juin 24, 2018

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La persistance de Faure Gnassingbé à maintenir son frère en prison a mis en lambeaux sa famille. Dans le village de la mère de Kpatcha Gnassingbé Landa, le climat est à la révolte.

Dans quelques jours, le peuple Kabyè va renouer avec la tradition; celle des luttes communément appelées les Evala. Déjà dans la ville de Kara et ses environs, l’ambiance est à la fête. Les choses sérieuses débutent le 16 juillet prochain avec la présence effective de Faure Gnassingbé. Mais cette année, la célébration de cette tradition sera encore marquée par l’affaire Kpatcha Gnassingbé.

En effet selon des indiscrétions, la détention prolongée de Kpatcha Gnassingbé et coaccusés commence à agacer sérieusement certains hauts cadres de la localité, surtout après la sortie médiatique de Mimi et Abidé Gnassingbé. Malgré l’assurance donnée aux organisations de défense des droits de l’Homme, certaines familles n’ont pas réussi jusqu’à ce jour à rencontrer leurs fils détenus dans le royaume de l’ANR de Yotroféi Massina, contrairement à ceux de la Gendarmerie nationale. Se retrouvent dans les griffes de l’ANR à l’heure actuelle, cinq (5) détenus, notamment Kpatcha Gnassingbé à qui on a aménagé une cellule spéciale équipée de caméra, le Capitaine Casimir Dontéma, le Commandant ATTI, Lambert Adjinon et Esso Gnassingbé.

La persistance de Faure Gnassingbé à maintenir son frère en prison a mis en lambeaux sa famille. Dans le village de la mère de Kpatcha Gnassingbé Landa, le climat est à la révolte. La cooptation d’un certain Koffi Essaw, natif de ce canton au poste de conseiller diplomatique n’a pas calmé la colère des gens de ce milieu qui bénéficiaient des largesses de l’ex-ministre de la Défense et des anciens combattants. Quant aux familles des détenus, elles n’entendent pas baisser les bras. Soutenues par les organisations de défense des droits de l’Homme, elles comptent mener des actions pour exiger le jugement ou la libération pure et simple de leurs fils. On se demande exactement pourquoi Faure refuse toute visite à son frère interné depuis plus de deux ans. Certains pensent que le célèbre prisonnier ne serait plus un état normal.

On se souvient que le Procureur Général a fait libérer une dizaine de personnes dans ce dossier. Selon des informations, les 10 prévenus, même relaxés, ne sont pas libres de leurs mouvements.  Ils ne sont pas autorisés à aller au-delà de Tsévié et doivent se présenter chaque semaine à la Gendarmerie. Les soldats reformés sont interdits d’apprendre tout métier. C’est donc des hommes en prison à ciel ouvert qui peinent, chaque jour que Dieu fait, à trouver de quoi nourrir leurs familles.  Une injustice que ne peuvent continuer à supporter des gens dans un pays où on parle de réconciliation. De toute évidence, la célébration des Evala cette année va connaître une ambiance particulière, du moins dans certains cantons.

Mensah K.

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