Mardi, Juillet 17, 2018

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Décidément, les autorités ghanéennes ne veulent plus voir leur pays servir de planque aux partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo qui y ont trouvé refuge au lendemain de la crise postélectorale de 2011. Après l’expédition illico presto de Charles Blé Goudé en janvier dernier, voici que deux autres pro-Gbagbo sont tombés dans les filets d’une police ghanéenne désormais prompte à exécuter les demandes d’extradition d’Abidjan.

Cette fois-ci, c’est l’ex-patron de l’escadron blindé du camp de gendarmerie, le commandant Jean-Noël Abéhi et l’ex-secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire (Fesci), Jean-Yves Dibopieu qui font les frais du réchauffement des relations policières entre Accra et Abidjan. C’est tant mieux pour le retour à la confiance et surtout à la sécurité du côté ivoirien où l’escalade des attaques meurtrières de la fin de l’année passée ont mis le pays à rude épreuve.

Mais si les autorités ivoiriennes peuvent se réjouir de l’efficacité de cette relation sécuritaire, elle n’inquiète pas moins les pro-Gbagbo qui ont de solides raisons de croire à une chasse aux sorcières au Ghana. Cette préoccupation est d’autant plus justifiée que ce pays voisin paraissait jusque-là la terre d’exil la plus sûre, mais aussi la plus proche. Pourvu que le processus de réconciliation trop souvent grippé par des soubresauts politico-militaires n’en reprenne un coup. Il faut éviter, à tout prix, que ce vent d’inhospitalité de pro-Gbagbo qui souffle sur le pays de John Mahama ne provoque de nouvelles tempêtes sur les bords de la lagune Ebrié.

Bark Biiga, Fasozine

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