Dimanche, Mai 27, 2018

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La semaine dernière nous publiions les résultats de nos investigations sur la gestion qui est faite de la Société des Postes du Togo, cette régie financière mise à genoux par une gestion népotique et laxiste. Soucieux d’en savoir plus sur la volonté de la nouvelle équipe dirigeante à redresser la société et à en extirper la gangrène, nous nous sommes intéressés aux causes qui auraient pu concourir à la situation actuelle dans laquelle se trouve la société.

Il est vrai que des investigations menées au sein de la société ont conduit à des flagrants délits de vol de carburant d’une part, ce qui a occasionné le renvoi sans dommages de cinq chauffeurs et des mises à pied aux autres qui doivent changer de comportement, et à la découverte d’agents qui imitent les signatures des clients d’autre part. Mais l’ampleur du gouffre laissé par l’ancienne équipe dirigeante ne peut pas être la seule résultante de ces cas qu’on peut qualifier de mineurs.

Il nous revient que du temps de l’ancien Directeur général de la SPT, un véritable réseau mafieux a tissé sa toile qui pour surfacturer les commandes de matériels, qui pour organiser des missions fictives qu’on ne veut pas qualifier de parties de bunga-bunga aux dépens du bien-être des employés. Car si la gestion de cette régie financière avait été faite avec toute l’honnêteté intellectuelle qu’il faut, le fruit de la bonne gestion aurait rejailli sur les employés depuis belle lurette et on n’aurait pas assisté aux débrayages tout récemment. Pourquoi les sous-fifres quand bien même ils sont aussi coupables, doivent-ils être les seuls à payer et pas les «gros poissons»?  

Aujourd’hui les employés semblent comprendre que la société traverse une mauvaise passe, mais alors la confiance reviendrait si la nouvelle direction lançait un audit général pour comprendre comment on en est arrivé là. Seul ce passage obligé pourrait faire revenir la confiance, ce facteur déterminant dans les relations entre employeurs et employés. Des régies financières aux allures de colosses aux pieds d’argile, le Togo en connaît et petit à petit, elles passeront toutes sous le feu des projecteurs. La reddition des comptes devra être la chose la mieux partagée au Togo.

Abbé Faria, Liberté

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