Samedi, Octobre 20, 2018

Togo-Can 2013: L’obligation de justifier les fonds collectés

Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
AddThis Social Bookmark Button

La 29ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations est rentrée dans l’histoire depuis le dimanche 10 février dernier, avec le sacre des Supers Eagles du Nigeria au détriment des Etalons du Burkina Faso 1-0. Au moment où certains pays savourent le prix d’un travail bien fait, les dirigeants du football togolais doivent tirer  pour une fois les leçons des échecs récurrents. Et ceci passe impérativement par la justification de l’utilisation des fonds mobilisés pour la CAN 2013 en Afrique du Sud.

Les Eperviers du Togo sont sortis de cette compétition la tête haute. C’est ce que plusieurs observateurs ont conclu après que le Togo  a perdu son match en quarts de finale contre le Burkina Faso 0-1. L’on ne pouvait en dire mieux, d’autant plus qu’il a fallu 41 ans pour voir l’équipe nationale du Togo se qualifier pour le second tour de la meilleure compétition de la Confédération africaine de football (CAF). Ce qui était une sorte de gageure est devenu possible  au cours de  cette 29ème édition. Adébayor Shéyi et les siens ont réussi à vaincre le signe indien ; et n’eût été les tares de Didier Six, ils se seraient qualifiés pour le carré d’as sans qu’on ne crie au scandale. Cette qualification historique  s’est vite transformée en calvaire pour la délégation togolaise,  obligée de dormir à l’aéroport de Nelspruit avant de rallier finalement Lomé dans une ambiance morose. Au-delà de tout, beaucoup s’accordent à dire que pour une fois, il faut que les responsabilités soient situées et les coupables sanctionnés pour éviter que de tels scénarii ne se répètent à l’avenir.

L’organisation  des activités de la Fédération Togolaise de Football (FTF) est toujours décriée par  l’opinion, y compris certains joueurs. Avec la création des comités de supervision, de mobilisation et d’organisation dont le rôle est d’éviter les erreurs du passé à la veille de la CAN 2013, bon nombre de Togolais croyaient que cette fois-ci, les choses allaient changer et qu’il n’y aurait plus de travers susceptibles de plomber les efforts des uns et la détermination des autres. Mais dans l’ensemble, rien n’a changé en dehors des primes payées aux joueurs. Si les problèmes de primes n’ont pas eu d’incidence sur le parcours des Eperviers, ce qui est d’ailleurs la moindre des choses sous certains cieux, les problèmes d’ego, la surfacturation et le copinage ont terni encore l’image du Togo. Le clou se révèle être l’impossibilité pour la délégation togolaise de revenir au pays dans les délais réglementaires.

Depuis 1998 où les responsables du football ont trouvé l’ingénieuse idée de s’en mettre plein les poches en créant des fonds de mobilisation à chaque qualification du Togo à la CAN, aucun n’a été inquiété malgré les incohérences dans l’utilisation de l’argent des contribuables. Tout récemment, en 2010, une commission de mobilisation de fonds présidée par Winny Dogbatsè a collecté la coquette  somme de plus d’un milliard de franc CFA. Malgré la non participation des Eperviers à la CAN à cause de l’attaque cabindaise, il a fallu des acrobaties pour justifier l’utilisation des fonds.  Aujourd’hui, la lumière doit être faite sur la gestion des fonds mobilisés pour cette campagne 2013. Le directeur de la BTCI qui se trouve être le président du comité de mobilisation des fonds a déjà fait une sortie médiatique qui n’a convaincu grand monde, quand on sait que certains ont utilisé ces fonds en Afrique du Sud pour le shopping, pour les filles de joie et pour la vadrouille.  Les responsables des trois comités créés par la Primature dont celui de supervision présidé personnellement par Arthème Ahoomey-Zunu doivent impérativement rendre compte de l’utilisation qu’ils ont faite des fonds mis à leur disposition. Mais quand le Premier ministre s’est mis à justifier le retard dans le retour au bercail de la délégation togolaise par des arguments iniques, il est à parier que les Togolais resteront sur leur faim.

Fabrice KA, L’Alternantive

Commentaires  

 
0 #1 clem 12-03-2013 19:27
vraiment mon pays va mal etiamé vraiment ooooh quel Dieu peux nous sortir de ces tenailles d’enfer.
Citer
 

Copyright ©2005 www.etiame.com tous droits réservés.
Toute reproduction partielle ou intégrale doit faire l'objet d'une demande préalable.