Lundi, Décembre 17, 2018

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Cela fait deux semaines que les populations de Kodjoviakopé, un quartier situé au sud-ouest de Lomé et de ses environs ont été secouées par une odeur suffocante. Selon les témoins, l’odeur proviendrait probablement des déchets toxiques déversés dans la mer.

Ce sont des pêcheurs revenus de haute mer qui ont apporté l’information et plus de précision pendant que les populations côtières étaient restées dubitatives. A les en croire, ils étaient en haute mer quand un énorme brouillard s’est produit, puis s’en est suivi une odeur suffocante. «Nous étions en haute mer ce jour-là, c’est comme si on avait lancé les gaz lacrymogènes, ça piquait les narines. C’est probablement un déchet toxique qu’un bateau aurait déchargé ; si c’est une simple odeur venue des pays voisins, elle se serait déjà dissipée», a confié Koffa, visiblement très embêté.

Folly de son côté a apporté un détail foudroyant qui laisse présager un éventuel scandale écologique. «On a remarqué un comportement bizarre chez les poissons; ils ne frétillaient pas avant de mourir. Notre peau présentait des rides comme celle d’un vieillard; on avait la sensation que notre gorge devenait sucrée et que les repas étaient trop salés. On avait toussé toute la nuit et le lendemain, ça s’est répandu dans le quartier», nous a-t-il dit.

 En effet, certains ont reconnu qu’après le passage de l’odeur, ils ont contracté une toux. « Nous avions cru à une contagion dans notre maison, ce n’est qu’après qu’on a fait le lien avec l’odeur », a déclaréMonique qui habite à Kodjoviakopé tout près de la mer.

L’ampleur de l’odeur était telle que certains habitants d’Adjololo, un quartier riverain, ont dit l’avoir inhalée. Un Directeur d’un complexe scolaire privé n’en pouvant plus, est sorti de son bureau le jour-là pour s’enquérir des nouvelles. Si à en croire les pêcheurs, l’odeur  persiste encore en haute mer, à Adjololo, on affirme qu’elle aura duré en tout et pour tout 15 mn dans la journée du 7 février.

Cette nouvelle soulève des questions et pose le problème de la protection civile  de la sécurité de nos côtes. Si c’est un déchet toxique, serait-il déversé dans la mer à l’insu des autorités? Ou c’est le gouvernement qui aurait donné la permission, contre des commissions, en surfant sur la naïveté des pauvres populations? Le cas Probo Koala en Côte d’Ivoire est encore vivace dans les esprits.  Il urge que le gouvernement fasse la lumière sur cette situation. Car, qui  sait si derrière cette indifférence, on s’achemine  vers un drame aux conséquences incalculables?

Anani Galley (stagiaire)

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