Vendredi, Février 23, 2018

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La justice française a désigné un juge d’instruction afin de faire la lumière sur les accusations du fils de Gbagbo contre le président de l’Assemblée nationale. En juin 2012, Michel Gbagbo, le fils ainé de l’ancien président, a introduit une plainte devant les juridictions françaises pour «enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants» à la suite de son transfèrement dans la prison civile de Bouna après la chute de son père, le 11 avril 2011. Michel Gbagbo est accusé par le pouvoir d’Abidjan d'infractions économiques dont le détournement de deniers publics.

Sa plainte vise l'ancien Premier ministre, Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale ivoirienne et neuf commandants des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci). C’est l’analyse de cette plainte que la justice française a confiée à un juge d’instruction. Pour son avocat, Me Habiba Touré, "il s'agit d'une grande victoire pour le fils du président Gbagbo, enlevé, séquestré et molesté en raison de son patronyme (...). Le temps de l'impunité est révolu". Michel Gbagbo avait déjà déposé une première plainte (simple) à Paris en novembre 2011, mais le procureur de la République avait décidé de ne pas engager de poursuites. Il a décidé de se constituer partie civile pour cette deuxième plainte. Un dépôt de plainte avec constitution de partie civile entraîne automatiquement la saisine d'un juge d'instruction et c’est ce que le tribunal en charge du dossier a décidé de faire.

Michel Gbagbo était jusqu'à la chute de son père enseignant à l’université d’Abidjan et consultant pour un comité gouvernemental chargé d'organiser le retour des personnels de l'Etat dans les zones abandonnées pendant le conflit inter-ivoirien en 2002. C’est sur son blog que le président de l’Assemblée nationale ivoirienne a répondu à ceux qui l’accusent dans le dossier de l’incarcération de Michel Gbagbo. Soro Guillaume avait dénié la double nationalité au fils de Laurent Gbagbo, qui selon lui, «a pris part au vote en Côte d’Ivoire avec la qualité de national ivoirien». Guillaume Soro, Premier ministre et ministre de la Défense lors de la crise postélectorale, a conseillé aux plaignants de porter plainte contre l’Etat, la France, la Cedeao, l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’Onu.

Toutes ces entités ayant joué un rôle, selon le patron des députés ivoiriens, dans les frappes qui ont neutralisé les armes lourdes qui défendaient la résidence présidentielle où étaient retranchés Laurent Gbagbo et ses proches.

Sam-Wakouboué, L’Expression

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