Lundi, Février 19, 2018

AddThis Social Bookmark Button

«Retour aux années de plomb avec Gnassingbé 2».  Ceux qui croyaient à la phrase magique de Faure Gnassingbé quand il lançait à la figure des togolais, «lui c’est lui,  moi c’est moi», voulant faire croire qu’entre lui et son père qui a régné sans partage pendant près de quarante (40) ans sur ce Togo, doivent déchanter. Faure est bien le fils de son père, en version pire».  Viens de nous confier un  septuagénaire visiblement écœuré par les actes du prince et sa clique.

En début de cette soirée, des individus non identifiés,  que le pouvoir appelle lui-même « des éléments incontrôlés » viennent d’agresser grièvement le reporter Frédo Attipou.

 

Selon les témoignages,  ces individus étaient à bords de deux véhicules l’un à plaque minéralogique du Togo et l’autre du Nigéria. Le premier véhicule a bousculé notre confrère qui était à moto quand le second  se pointa à leur hauteur et le chauffeur lui lança, «c’est lui qui envoie les images à l’extérieur il va voir». Pris entre  deux voitures et à moto le confrère s’est retrouvé sur le goudron, le menton fracassé, et des plaies dans les deux paumes de la main et aux pieds.

Évacué dans une clinique de la place, il reçoit des soins intensifs.

Ce drame survient  seulement un mois après  l’agression du journaliste Yonglove Egbéboua Amavi qui a eu la mâchoire fracturée par un tir de balle blanche tiré à bout portant par un gendarme formé visiblement pour tuer ses frères togolais.

Les togolais ne seront pas étonnés que des journalistes qui ont plus des réflexes d’agents de renseignements disent dans les jours qui viennent que le confrère  Frédo a été agressé à cause  de ses dérives professionnelles.  Argument à la mode dont usent  certains journalistes qui ont eu à défendre contre toute logique le vote de la loi anticonstitutionnelle sur la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC),  soutenant que la loi vient à point nommé pour mettre fin aux dérives constatées dans la presse. Heureusement que la cour constitutionnelle a reconnu que les députés ont violé certaines dispositions de la constitution en votant cette loi, clouant ainsi le bec aux «gongonneurs» de la République bananière du Togo.

Il est à noter, que le régime de Faure Gnassingbé s’illustre de plus en plus dans la répression sauvage et des attaques  systématiques des journalistes jugés critiques à l’endroit de son pouvoir.

La liste des journalistes agressés, menacés, s’allonge de jour en jour interpellant ainsi  les organisations de presse notamment la synchronie à faire le maximum pour faire cesser ces dérives totalitaires d’un pouvoir en perte de vitesse.

Fabbi Kouassi

Copyright ©2005 www.etiame.com tous droits réservés.
Toute reproduction partielle ou intégrale doit faire l'objet d'une demande préalable.