Mardi, Octobre 23, 2018

Note des utilisateurs: / 3
MauvaisTrès bien 
AddThis Social Bookmark Button

Soutenir leurs professeurs en grève et revendiquer par la même occasion leur droit, celui de suivre des cours dans des conditions requises. Ce sont entre autres objectifs qui sous-tendent la manifestation des élèves du Togo, débutée hier mercredi 10 avril 2013. Ils étaient donc des milliers d'apprenants du primaire et du secondaire des écoles et établissements publics dans les rues de Lomé pour attirer l'attention des autorités togolaises sur les urgences de l'heure.

 

Celles de satisfaire les doléances de leurs enseignants, réunis au sein de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) qui ont entamé une grève générale de trois jours le mercredi dernier, afin que les cours reprennent dans leurs écoles et établissements respectifs.

 

Ce mouvement de revendication des travailleurs de la fonction publique togolaise, est donc à l'origine de cette manifestation des élèves qui sont sevrés des cours du fait de l'absence de leurs enseignants, en grève. «Nous voulons des cours», «Payer nos profs» ont été les cris de détresse lancés par ces élèves manifestants à l'endroit des autorités togolaises pour qu'elles prennent à cœur les doléances de leurs enseignants. Encore plus dense que celle d'hier mercredi, la manifestation des élèves a connu la présence de la plupart des écoles et établissements publics de Lomé et a connu la participation d'un nombre compacte de jeunes gens et jeunes filles apprenants ainsi que des enfants du primaire. «Les coffres sont remplis. On s'en fout du peuple», «nous sommes à la recherche des professeurs de Bè-Kpota», «Notre avenir est en jeu! Trouvez une solution à nos professeurs. Nous voulons les cours», sont des inscriptions qu'on pouvait lire sur des pancartes que brandissaient les élèves manifestants qui, après une marche de protestation à travers les principales artères de la capitale togolaise, ont pris d'assaut, dans un premier temps, la devanture de leur ministère de tutelle.

Là, se trouvait un cordon de sécurité formé par les gendarmes et policeras qui ont empêché les élèves manifestants d'avoir accès à la cour du ministère. Mais sans compter sur le nombre de ces élèves manifestants. Très vite, ces agents de sécurité débordés, ont du céder ce qui a permis aux manifestants d'investi la cour du ministère aux cris de: «Nous voulons voir le ministre», «Où est-il le ministre». Dans la foulée, ils entonnent l'hymne national togolais «Terre de nos aïeux» qu'ils chantent en chœur avec détermination et ardeur. Non contents, ils entonnent ensuite la marche républicaine, «L'Eternel bénisse le Togo», les yeux hagards et visages remplis de colère. D'autres chants révolutionnaires ainsi que des cris et slogans hostiles au pouvoir togolais, ont été lancés à l'endroit des occupants du ministère des enseignements primaire et secondaire, perchés sur l'état dudit ministère, observant les mouvements de protestation des élèves déchaînés. La scène dura plusieurs heures avant que le mouvement ne prenne la direction de la présidence de la République togolaise.

De la responsabilité des dirigeants togolais

Un mouvement de contestation qui a tout son sens et sa raison d'être quand on sait que, depuis le mercredi 10 avril dernier, les candidats aux examens sportifs, en l'occurrence ceux  du baccalauréat première année, ont constaté sur le terrain, c'est-à-dire aux divers centres d'examen, l'absence de leurs examinateurs qui sont des enseignants en grève. La tension est encore vive dans le secteur de l'enseignement et de la santé. Vivement que les autorités entendent raison pour prendre langue avec les vrais interlocuteurs et non ceux qui ont trahi et qui ont été désavoués par la base. La politique de la fuite en avant et la diversion doivent être proscrites dans la résolution des problèmes sociaux pour éviter une éventuelle explosion sociale. Il en va de la responsabilité des dirigeants togolais. L'histoire jugera chacun selon ses œuvres.

Idelphonse Akpaki


Copyright ©2005 www.etiame.com tous droits réservés.
Toute reproduction partielle ou intégrale doit faire l'objet d'une demande préalable.