Mardi, Octobre 23, 2018

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Dans l’accord d’étape intervenu le 23 avril 2013 entre la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) et le gouvernement, il a été convenu, sur proposition de la partie gouvernementale du payement d’une allocation forfaitaire mensuelle non imposable à tous les agents de l’Etat pour les huit derniers mois de 2013 dans le souci de répondre à l’urgence ; les autres points de la plate forme, à l’exception de celui relatif au payement des arriérés d’allocations familiales aux agents permanents, devait être discutés en commissions techniques paritaires dont les conclusions seraient pris en compte dans la préparation du budget de l’État pour la gestion 2014.

Monsieur le Ministre, après nos récents échanges, il ressort que:

 

1- Sur l’attribution de l’allocation forfaitaire

Il est établi aujourd’hui que nos camarades émargeant sur des budgets autonomes et assimilés ne bénéficieront pas de cette allocation forfaitaire et que leur sort sera décidé lors des prochaines assises nationales. Comment comprendre que des travailleurs qui accomplissent les mêmes tâches et fonctions que d’autres dans les mêmes structures ne puissent pas jouir des mêmes avantages ? Ces travailleurs des budgets autonomes dont l’effectif dans le secteur de la santé par exemple,’ avoisine les deux tiers, sont aussi des Togolais comme d’autres, qui mettent leur compétence au service des populations de notre pays. Cette situation d’injustice est inacceptable. Les travailleurs demandent que le payement de cette allocation forfaitaire soit étendu à tous. Au cas échéant, la STT demande alors que, les conclusions des discussions sur la plate forme soient applicables sur la gestion du budget 2013.

2- Sur la plate forme de la SYNERGIE

La deuxième phase des discussions entamées le 21 Mai 2013, après les travaux en commissions paritaires ne montre aucun signe de proposition concrète sur les différents points de la plate forme en dehors du point 8 qui ne concernent d’ailleurs que certains articles du nouveau statut général de la fonction publique. Le bilan d’un mois et demi de négociations, comme on peut le constater, est désastreux. Cet immobilisme des négociations semble répondre à la stratégie mise en place pour gagner du temps tout en comptant sur une éventuelle démobilisation des travailleurs. La manière dont la question des retraités est traitée, est un exemple édifiant. A la première phase des négociations, lorsque la STT a évoqué le cas des retraités, le gouvernement a avancé un projet de loi qui était très avancé en leur faveur ; après vérification ce texte n’a jamais existé. Par la suite, nos autorités nous apprenaient que le Chef de l’Etat ferait une annonce pour les retraités lors de son allocution du 26 avril dernier ; là encore, nous connaissons la suite. Dans l’accord d’étape du 23 avril, il a été convenu que les conclusions des travaux des deux commissions soient applicables pour les retraités sur le budget de 2013. A la reprise de la 2e phase des discussions, l’entente sur ce point a été remise en cause par le gouvernement ; devant l’insistance de la STT, on affirmait que le Premier Ministre en avait déjà discuté avec les intéressés eux-mêmes la semaine écoulée ; cela n’a jamais été le cas, après vérification auprès des responsables des associations des retraités qui se sont ralliés à la STT. Face à cette situation, les travailleurs s’indignent et s’interrogent sur le sort réservé à leur plate forme.

3- Sur les corolaires de la grève de la STT

Sur le décès d’Anselme SINADARE

Dans la communication du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile du 23 avril 2013, il était apparu que les auteurs de cette barbarie étaient en état d’arrestation et qu’ils devaient être remis à la disposition de la justice. Depuis cette communication du Ministre du 23 avril, plus rien sur l’assassinat d’Anselme. La STT déplore cette inertie des autorités et exige que les auteurs à quelque niveau de responsabilité qu’ils soient, de cet acte odieux, soient présentés dans un bref délai au peuple togolais qui en a le droit. Ce ne qu’à cette condition que les concitoyens d’Anselme seront apaisés.

Sur le décès de Douti SINALENGUE

La vérité sur les circonstances de survenue de la mort de celui-ci est subordonnée à une certaine enquête qui sera faite ; quand? Comment? Par qui et pour quelle durée? Personne ne peut répondre à ces questions avec objectivité. Pendant tout le temps que cette fameuse enquête durera, le corps de Mr Douti est retenu contribuant ainsi à maintenir davantage sa famille et ses proches dans l’angoisse et la tristesse.

Monsieur le Ministre, au regard de tout ce qui précède, les travailleurs réunis en assemblée générale ce mardi 28 Mai 2013 à Lomé et après consultation des autres camarades de l’intérieur du pays sont au regret de vous annoncer qu’ils lèvent la suspension du mot d’ordre de grève intervenu le 26 avril 2013 et appellent tous les autres travailleurs à observer une cessation de travail pour le compte des journées du jeudi 30 et vendredi 31 mai 2013 pour demander:

1-le payement de l’allocation forfaitaire aux travailleurs émargeant sur les budgets autonomes et assimilés;

2- des propositions concrètes sur les sept premiers points de la plate forme permettant d’évoluer rapidement vers la signature d’un accord.

3-sur le décès des deux élèves à Dapaong,

-que les auteurs de l’assassinat d’Anselme SINADARE, à quelque niveau de responsabilité qu’ils soient, soient présentés dans un délai d’une semaine,

-que les résultats de l’enquête sur la mort de Douti SINALENGUE soient rendus publics dans un bref délai.

La STT rappelle qu’en cas de non satisfaction de ses revendications, cette grève est reconductible.

Ont signé les secrétaires généraux des syndicats de base dont la liste est annexée.

Ampliations

-Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme administrative

-Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale

-CSTT

-Patronat

-Divers syndicats des secteurs parapublic, privé et informel.

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