Mardi, Septembre 18, 2018

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Les locales, les législatives de 2012, la présidentielle de 2015, voilà autant d’échéances à l’horizon. Depuis son cuisant  revers à l’issue de la présidentielle de 2010, on ne l’a plus sentie sur la scène politique, mis à part quelques rares communiqués et rencontres. 

La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), à l’approche de ces rendez-vous électoraux, monte au créneau et tire la sonnette d’alarme. A travers une conférence de presse organisée à son siège mardi dernier, le parti du Prof. Léopold Gnininvi s’est prononcé, non seulement sur les derniers développements de l’actualité du pays, mais surtout sur le flou qui entoure la préparation des prochaines échéances et sur les réformes politiques.

«Notre pays, au-delà des apparences, souffre d’un déficit démocratique chronique. L’alternance démocratique tant souhaitée par l’immense majorité des Togolaises et Togolais tarde à se concrétiser. La mise en œuvre de l’APG aurait pu ouvrir des perspectives pour une alternance paisible, mais les manœuvres du pouvoir en place montrent son entêtement à se maintenir envers et contre la volonté de changement du peuple. Le flou entretenu par le gouvernement au sujet des prochaines échéances électorales législatives et locales participe à cette stratégie», constate le parti, à travers une déclaration liminaire lue par l’ex-candidate malheureuse à la présidentielle de 2O1O, Kafui Adjamagbo-Johnson.

La CDPA dénonce ainsi le manque d’informations qui entoure la préparation des prochaines législatives, et l’état d’avancement des travaux relatifs à la programmation des locales. La CDPA exige que «les conditions des prochaines élections législatives et locales soient clarifiées et validées consensuellement». Concrètement le parti est préoccupé par les questions portant sur  la configuration de la CENI, le fichier électoral, le mode de scrutin, le calendrier et le découpage électoral

Somme toute, à la veille des échéances à venir, la CDPA trouve indispensable de faire des réformes politiques nécessaires pour  éviter que la période post électorale ne soit encore hypothéquée.  Le Pr. Léopold Gnininvi et les siens ont l’impression que tout est fait à dessein pour permettre à Faure de s’éterniser au pouvoir. «Dix ans au pouvoir ça suffit!», lancent-ils. «Nous devons régler des questions fondamentales, celles de la limitation de mandat; faire en sorte que plus aucun Togolais n’ait envie d’accéder au pouvoir et d’y demeurer éternellement. Nous avons voulu tirer la sonnette d’alarme pour dire  que 2015 approche, et que deux  mandats suffisent», a lancé Mme Kafui Adjamagbo-Johnson.

Alors comment y parvenir si la classe politique de l’opposition  va en rangs dispersés? «Nous devons resserrer nos rangs ; nous ne devons pas rester dispersés», a averti le 2è  Secrétaire général du parti Martin Aduayom, appelant ainsi au rassemblement de l’opposition, pour que «naisse une nouvelle dynamique de lutte qui donne véritablement espoir aux Togolais et clarifie l’horizon politique dont dépend le développement du Togo». C’est l’opposition dans son ensemble qui est ainsi appelée à faire bloc pour empêcher Faure d’aller au-delà de 2015. «Nous avons voulu faire comprendre à la classe politique, disait Mme Adjamagbo-Johnson, que nous sommes arrivés à un seuil où maintenant, comme une seule force, nous devons nous lever et obtenir ces réformes et créer des conditions pour qu’en 2015, il y ait véritablement alternance».

Pierre Claver K.

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