Jeudi, Décembre 13, 2018

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Prendre aux mots le gouvernement togolais qui clame haut et fort qu’il fera tout dans la journée du mercredi 05 juin 2013 pour satisfaire les huit points de la plateforme revendicative de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). C’est la raison fondamentale qui sous-tend la suspension de la grève générale lancée par les responsables de la STT dont les membres étaient réunis en Assemblée Générale (AG) cet après-midi du 04 juin 2013 au Centre communautaire de Tokoin.

Selon les différents responsables de la coordination qui se sont succédé au podium, les gouvernants togolais les tiennent pour responsables du pourrissement de la situation de crise sociale qui sévit dans le pays et qui a conduit les travailleurs de la fonction publique à entrer en grève. Très remontés par ces élucubrations gouvernementales, ces responsables du STT sont aussi montés au créneau pour dénoncer la mauvaise foi du  gouvernement et récusent le qualificatif d’ «irresponsables qui disent autre chose lors des discussions et une autre à leur base». «La synergie est née et elle ne mourra pas si elle n’accomplit pas sa mission», a clarifié le coordonnateur adjoint Atchi WALLA qui n’a pas ménagé les autorités togolaises lorsqu’il déclare: «Si notre passage à la prison est justifié et qui permet aux travailleurs de vivre mieux, nous sommes prêts à faire la prison. Je voudrais que cela soit relayé jusqu’aux plus hautes autorités du pays. Je sais que notre chef de l’État comprend. Il comprend que s’il y a des citoyens qui ont faim, il doit apporter des réponses. (…) Nous irons discuter demain. Demain à pareille heure, j’espère que nous aurons tout fait et nous allons conclure. Si nous ne concluons pas demain, il ne faut pas qu’ils pensent que le BAC I étant en train de se dérouler, ils ont gagné le combat. La guerre est devant. Le secteur de l’éducation a des armes qu’il n’a pas sorti. La santé a aussi des armes. L’administration aussi a des armes. Je voudrais leur dire qu’il faut qu’il fasse en sorte que nous évitions le pire pour notre pays.»

 

Quant au porte-parole de la STT, Gilbert TCHOLENYANU, il a laissé entendre que les autorités togolaises, au cours de la rencontre du lundi 03 juin 2013, ont voulu les contraindre à lever le mot d’ordre grève et non discuter des points que comporte la plateforme revendicative. «Mais malheureusement pour eux, les trois points qui sous-tendent le mot d’ordre de grève, n’ont pas été du tout réglés. (…) Et ce qui nous a un peu dérangés, c’est que le gouvernement nous dise, alors, qu’on a déposé sur sa table depuis pratiquement quatre mois une plateforme en huit points, qu’ils nous disent aujourd’hui qu’il n’ont pas fait l’évaluation financière de ce que devait coûter l’application de nos revendications en matière de valeur indiciaire doublée et de grille revue et redressée par rapport aux deux Smig de l’année passée. Nous avons trouvé cela choquant et scandaleux dans la mesure où un gouvernement qui se respecte ne peut pas arguer de pareils faits. Pour nous, c’est impensable» a martelé Gilbert TCHOLENYANU. «On est en train de dire à la population togolaise que nous ne sommes pas des travailleurs venus réclamer une plateforme ou bien une meilleure condition des travailleurs que ce soit. Que nous sommes des politiciens qui sommes venus pour déstabiliser ce pays. Raison pour laquelle, quand on nous appelle de venir négocier notre plateforme, nous préférons aller à la grève. (…) On a dit sur les ondes que demain est la journée ultime que le gouvernement nous accorde pour revenir à la table de négociation pour pouvoir venir discuter notre plateforme. Si tant est que c’est pour cela que nous sommes dans les rues, (…), camarades, la chambre du menteur, personne ne l’enflamme. Vous l’enflammez, il vous dit qu’il a toutes les richesses de ses ancêtres qui ont apparu sur la terre dedans. (…). Si le gouvernement a quelque chose à nous donner sur notre plateforme, ils ont fixé un rendez-vous pour demain. C’est pour cela qu’à la coordination, nous vous demandons de suspendre la grève pour demain. Demain, nous allons prouver à la face de population togolaise, à la face de tous nos enfants, qu’effectivement notre gouvernement  est de bonne foi ou de mauvaise foi», a recommandé la coordinatrice Nadou LAWSON.

Somme toute la journée de demain devient déterminante. Une journée ultime journée où le pouvoir togolais à travers son gouvernement prouvera à la face du monde sa bonne foi et jouera franc pour permettre aux travailleurs togolais de vivre décemment parce que, comme le dit si bien le proverbe : «Un homme ne vaut que par sa parole.» Attendons donc de voir ce que sera fait demain.

Augustin Koffi Koba, etiame.com

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