Dimanche, Avril 22, 2018

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En principe, c’est cet après-midi du vendredi 7 juin 2013, sous le coup de 17 h TU, que s’ouvrent à Ouagadougou les négociations entre le gouvernement du Mali et les mouvements touareg du Nord du pays, notamment le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA).

Ainsi, le Haut représentant de l’Union africaine pour la crise malienne, Pierre Buyoya n’avait pas dit faux lorsqu’il annonçait le 3 juin dernier que les deux parties s’engageaient à renouer très prochainement le fil du dialogue.

 

Malgré les derniers développements dans le nord du Mali avec l’occupation par l’armée malienne de la ville de Anéfis, précédemment aux mains du MNLA, les uns et les autres ont tenu parole. Et le médiateur de la CEDEAO, Blaise Compaoré peut reprendre du service, après l’expérience infructueuse de décembre 2012. Il aura donc à concilier les positions des représentants de l’Etat malien conduits par Tiebilé Dramé et celles des délégués de la coalition MNLA-HCUA dirigés par le vice-président du MNLA, Mahamadou Djeri Maïga, et Mohamed Aharib du HCUA .

Le patron du MNLA, Bil Ag Acherif, et Algabass Ag Intalla ont également fait le déplacement de Ouagadougou, mais ils ont opté de se cantonner à des tâches de supervision.

La communauté internationale présente

Évidemment, la mission de bons offices du médiateur Compaoré se déroule en présence des représentants des partenaires internationaux du Mali que sont l’Union africaine, l’Union européenne, les Nations-Unies, la France, etc.

D’ailleurs, ces représentants de la communauté internationale ont pesé de tout leur poids pour que les négociations puissent reprendre afin de permettre la tenue de l’élection présidentielle du 28 juillet dans de bonnes conditions, c’est-à-dire sur toute l’étendue du territoire malien, y compris à Kidal où le MNLA, bien que menacé par l’avancée de l’armée malienne, demeure encore maître.

Optimisme du côté des représentants du gouvernement malien

Quant aux chances de succès des pourparlers, les autorités maliennes se disent confiantes. Ni le négociateur Tiebilé Dramane, ni le président de transition Dioncounda Traoré n’envisagent un échec.

Dans leur entendement, les négociations doivent permettre d’aboutir à un redéploiement de l’administration et de la sécurité sur tout le territoire malien afin de favoriser une bonne tenue des élections le 28 juillet prochain. Ce qui n’est pas forcement du goût des mouvements touareg qui s’inquiètent de l’avancée de l’armée malienne vers leur fief de Kidal. Autant dire que les choses, malgré l’avantage évident du gouvernement malien sur le terrain, s’annoncent compliquées pour le médiateur de la CEADEAO. Mais le propre d’une médiation n’est-il pas de traiter d’un problème compliqué?

Grégoire B. BAZIE, Lefaso.net

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