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Au cours de la conférence de presse organisée par les responsables du  Collectif «Sauvons le Togo» (CST), tenue au siège de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH)  hier lundi 1er juillet 2013, le Coordonnateur national du Collectif «Sauvons le Togo» (CST), Ata Messan Zeus AJAVON a levé un coin de voile sur la rencontre qui a regroupé trois principaux responsables politiques du Togo autour de  l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Togo, le dimanche 23 juin dernier.

La question de la duplicité du pourvoir, selon ce dernier a été évoquée et s’est confirmée d’ailleurs par le refus du pouvoir de mettre en liberté les responsables et militants du CST arrêtés dans l’affaire des incendies des marchés du Togo.

Très remonté par la duplicité du pouvoir RPT-UNIR, Ata Messan Zeus AJAVON n’a pas hésité à mettre sur la place publique, certains points qui ont été discutés lors de la réunion de synthèse qui a précédé celle de Mgr Nicodème BARRIGAH. Celle de la synthèse a eu lieu le dimanche 23 juin 2013 au salon de l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Togo. Elle a rassemblé, aux dires de Me Ata Messan Zeus AJAVON entre autres: Me Paul Dodji APEVON de la Coalition «Arc-en-ciel», le Ministre de l’Administration territoriale, Gilbert BAWARA représentant le gouvernement togolais et Me Ata Messan Zeus AJAVON du CST.

A en croire ce dernier, c’est l’Ambassadeur des États-Unis au Togo  qui avait joué au facilitateur et le représentant du gouvernement Gilbert BAWARA, avait pris l’engagement que le gouvernement respectera les points discutés. «Les partis membres du CST ont déposé des candidatures sur la médiation de certaines autorités religieuses et diplomatiques. Et c’est grâce à ces bienveillances que nous avons déposé les candidatures», a laissé entendre Me Ata Messan Zeus AJAVON puis d’ajouter: «le gouvernement en place s’est également engagé lors de la dernière réunion qui a eu lieu, je vous le dit dans le salon de l’ l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique qui a servi de médiateur ce jour-là après la médiation de Mgr BARRIGAH. J’étais moi-même présent à cet entretien de synthèse. (…) cette réunion, était une réunion de synthèse pour reprendre, repréciser ce qui a été arrêté de commun accord lors de la réunion qui a eu lieu avec Mgr BARRIGAH. Et l’Ambassadeur a noté sur son papier qu’il avait pour faire la synthèse, les différents points que nous avions relevés. Le premier point qui a été relevé, c’est que les candidats potentiels des partis politiques membres du CST qui sont en prison, doivent être libérés. Moi-même j’ai fait la liste de ces candidats potentiels que j’ai donnés à l’Ambassadeur et au ministre BAWARA.  Sur la liste il y avait ADJA, sur la liste, il y avait KPOGO, sur la liste, il y avait Jean EKLOU, sur la liste, il y avait Ouro, sur la liste, il y avait BODE,   sur la liste, il y avait ATHILEY Apollinaire, le chauffeur d’un responsable politique. Donc ça fait sept (7) personnes. Vous pouvez ajouter les trois (3) que vous voulez. Quand j’ai donné le nom d’Abass KABOUA, la réponse que le ministre m’a donné, moi je vais révéler tout ça parce que ce n’est pas normal tout ce qui se passe. La réponse que le ministre m’a donné, c’est que le cas d’Abass KABOUA n’est pas le même que les autres. Je lui ai dit mais, le cas d’Abass KABOUA, est dans celui des incendies des marchés. C’est dans le cas de ces incendies qu’Abass KABOUA a été arrêté. Je crois, il faut révéler ça. L’Ambassadeur a acquiescé. Nous nous sommes mis d’accord que le cas Abass KABOUA est dans le cas des incendies et qu’il faut le libérer. Ça a été convenu. J’ai évoqué également le cas du commandant Amah Olier. La réponse qui m’a été donnée est qu’Amah Olivier n’est pas dans le même cadre que les problèmes des incendies des marchés et qu’il faut dissocier le cas Amah et qu’on pourra voir son cas plus tard. Ce que nous avions accepté. Un, c’est la première chose que nous avions convenu.  Deux, nous avions convenu également que le gouvernement fera preuve de flexibilité. C’est ça le mot qui a été prononcé. Flexibilité à savoir que si des gens déposent leurs candidatures et si sur les listes, les noms, les pièces ne sont pas complètes, parce qu’on nous dit trois jours pour faire ça, c’est un travail de titan. Ensuite nous avons dit, ceux qui sont en prison. C’est ce que j’ai dit et qui vont sortir, ceux-là, vous n’allez pas leur dire de courir dès leur sortie de prison pour aller faire des pièces pour la candidature. Ils ont autre chose à faire. Et j’ai dit que nous sommes des Africains. L’Africain quand il sort de prison, il va faire des cérémonies. J’ai dit ça à l’Américain. Vous, vous ne pouvez pas comprendre mais BAWARA lui, peut comprendre. C’est ce que j’ai dit. BAWARA, lui, il est Africain. Il est nègre. Il sait que lorsque quelqu’un sort de prison, la première chose à faire, il va à sa source pour se purifier avant de continuer. Il ne va pas courir pour aller chercher ses pièces pour aller aux élections. Et j’ai donné comme exemple, moi-même. Je n’ai passé que 36 heures dans les locaux de la gendarmerie. Quand j’étais sorti de ces locaux, la première des choses que j’ai faite, je suis allé à Aného. C’est ce que je leur ai dit ce jour-là. Je suis allé à Aného avant de continuer toute activité. Que c’est comme ça que ça se passe. C’est pour cela que j’ai demandé que le report ne soit pas de trois (3) jours pour permettre que les gens aillent se ressourcer, pour aller chercher leurs pièces et revenir. On m’a dit non, je veux le dire. On m’a dit non que c’est l’UFC qui refuse qu’on reporte les élections. Voilà ce qu’on m’a répété. Que ça sera dur d’obtenir les trois jours de report.

Que l’UFC refuse qu’on reporte les élections. C’est ce qu’on m’a dit. C’est clair. Mais nous avons donc accepté que les dossiers qui seront déposés, pourront être complétés plus tard. Le gouvernement s’est engagé à ça. Mais c’est moi qui ai dit, monsieur l’Ambassadeur, je connais bien ces gens-là. Vous avez bien noté que les dossiers peuvent être complétés parce qu’il y a flexibilité, mais je vais vous assurer connaissant bien ces gens, que lorsque nous allons déposer les dossiers incomplets, ces dossiers seront rejetés par la CENI. La CENI dira qu’elle est indépendante.

Que vous allez voir. C’est ce que j’ai dit ce jour-là. Mais que nous allons tout faire pour déposer les dossiers complets. Même pour ces gens qui sont encore en prison. Je vais vous dire quelque chose. Si le dossier d’Abass KABOUA n’a pas été déposé, c’est parce que les dossiers n’étaient pas disponibles. C’est tout. Si ces dossiers étaient prêts, on les aurait déposés. Nous n’avons pas voulu déposer la demande d’Abass KABOUA ni le nom d’Abass KABOUA. Si on l’avait déposé, parce que sa candidature devait être à Lomé. Si on l’avait fait, ils allaient aussi invalider la liste de Lomé alors qu’ils nous avaient promis que lorsqu’on aura déposé les listes si les pièces ne sont pas complètes qu’on viendrait les compléter. Ils avaient dit ça. Vous voyez la duplicité. C’est ça, bien», a révélé avec colère le Coordonnateur du CST.

Somme toute, les responsables du CST avaient vu le danger venir lorsqu’au cours des discussions le Coordonnateur national du CST attirait l’attention de l’Ambassadeur sur ce vilain comportement de ceux qui président à la destinée de l’État. Il faut donc comprendre qu’avec les autorités togolaises, il n’est pas que questions de parole d’ivrogne donnée. Les responsables du CST doivent se mettre dans la tête que le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau, ne le transformera jamais en crocodile.

Augustin Koffi Koba, etiame.com

Commentaires  

 
+1 #3 jean 10-07-2013 11:09
faites tout pour aller à ces élections mes amis
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-4 #2 robinton 03-07-2013 16:47
Je pense qu'il n'y aura que des abrutis qui pourront croire à ces débilités de zeus Ajavon. Ce monsieur tente vainement de justifier la forfaiture qu'ils commettent.Il pense se faire pardonner par Abass au sortir des geôles. Je crois que c'est eux mêmes qui jouent à une duplicité. Ce que nous togolais nous leur demandons, n'est pas ça. A quoi leur servent toutes ces années de sacrifices vaines s'ils ne pensent pas à changer de stratégies face à ce pouvoir? Nous voulons qu'il nous dise pourquoi ils ne sont pas arrivés à dégager une candidature unique avec l'arc-en-ciel? On n'a pas besoin de plus de deux jours pour constituer de simples dossiers de candidatures.le Président du Tribunal a du signé des casier judiciaire des candidats le dimanche.
Peut-il nous expliquer comment il savait que la Ceni pouvait rejeter la candidature d'Abass Kaboua à Lomé s'il se permettait de mettre sa candidature? ça veut dire en toute sincérité que les gens ont fait exprès.
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-3 #1 Mocktar ADJI 03-07-2013 11:06
il y a trop de contradictions et de contre vérités dans les déclarations de AJAVON Zeus. Quand il affirme que si le dossier de Abass Kaboua avait été déposé à Lomé, la Cour aurait annulé la liste de Lomé qui est visiblement celle sur laquelle le CST mise et ne s'autorise pas d'erreur. Mais finalement ils disent n'avoir pas déposé le dossier, mais ils ne l'ont pas fait à Kara non plus, le problème de Kara ne concerne même pas les detenus. Il faut qu'il arrête de prendre les togolais pour des cons.Rassembler trois pièces à savoir l'acte de naissance, la nationalité et le casier judiciaire, ce n'est pas un travail titanesque
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