Dimanche, Août 19, 2018

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Débutée dans un cafouillage total, la campagne électorale du CST comptant pour les législatives prochaines, a pris fin mardi sur toute l’étendue du territoire national par un grand meeting au stade municipal de la ville de Lomé, ce mercredi 24 juillet 2013.

«Changement». C’est le mot prononcé dans toutes les localités, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest par les populations togolaises lors de la dernière campagne comptant pour les législatives. Un engouement général des populations togolaises qui traduit cette faim qu’elles ont de voir se lever une aube nouvelle sur le Togo, leur chère patrie. Une campagne électorale différente  des autres qu’a connues le Togo où les militants des formations politiques se faisaient la guerre. Différente parce qu’elle a connue moins de dégâts et d’affrontements. Une démission de l’État togolais qui a permis lors de la campagne électorale de toucher du doigt des réalités dans certaines localités. Des populations ont crié leur ras-le-bol et ont mis à nu le cynisme du régime en place à leur égard.

 

Partout où la délégation du Collectif «Sauvons le Togo» (CST-ANC) est passée, elle a été accueillie à bras ouverts par les populations qui n’ont pas hésité à crier: «On n’en peut plus. Sauvez-nous de ce régime». Dans certaines localités, des chefs traditionnels présents sur les lieux, ont pris la parole pour non seulement dénoncer les autorités politiques togolaises mais surtout leur gouvernance qui n’apporte pratiquement rien aux populations. Des infrastructures existantes dans ces localités sont l’œuvre des populations elles-mêmes que le gouvernement récupère par la suite, indiqua un chef traditionnel de la région d’Agou. «Voyez cette école dont la cour nous sert de lieu de meeting aujourd’hui, ce sont les habitants qui l’ont construites mais le gouvernement l’a récupérée», indique le chef traditionnel d’un air révoltant.

Dans d’autres localités, au lieu de l’hymne national «La Terre de nos aïeux», les populations et leurs chefs ont exécuté un autre hymne propre à eux. A en croire le chef traditionnel aux commandes dans cette localité, c’est la démission du pouvoir en place et surtout du gouvernement qui a obligé les dirigeants de cette localité à vivre dans une autarcie étant donné que la localité a été ignorée des premiers responsables politiques togolais.

La résultante de ce mécontentement des populations togolaises ainsi que de leur révolte ont été traduits lors de la dernière journée de la campagne par une sortie spontanée des populations de Lomé et ses environs. Estimées à des centaines de milliers, à travers une caravane, elles ont conduit la délégation du CST-ANC qui avait entamé une tournée dans le Nord du Togo et l’a achevé au Sud. Le leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE et le Coordonnateur national du CST, étaient les chefs de peloton.

Outre des cris de joie, des chants, des jeux de taxis-moto, il y a avait aussi des fils et filles togolais qui ne sont pas arrivés à retenir leurs larmes, lorsque le leader de l’ANC, Jean-Pierre FABRE, du haut de son véhicule de commandement les saluaient. Un moment d’intense émotion non seulement pour les populations mais aussi pour le leader de l’ANC lui-même. Une caravane qui a duré au mois une heure trente minutes (1h30) et qui s’est achevée au stade municipal de Lomé où s’est tenu un grand meeting en présence des différents responsables du CST.

C’est une campagne qui, à suffisance a démontré l’échec du pouvoir en place et la détermination des populations togolaises de voir le Togo gouverné par un esprit nouveau promoteur du développement à travers l’unité des fils et filles togolais afin que le Togo devienne comme on le chante dans l’hymne national «L’Or de l’humanité.»

Idelphonse Koffi koba, etiame.com

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