Mercredi, Décembre 19, 2018

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Les forces de sécurité togolaises ont procédé dans la nuit  du jeudi 14 juillet dernier à une série d’arrestations en cascade des citoyens dans certains quartiers de la capitale. Sans fondement, les victimes ont été contraintes de passer la nuit dans les locaux de la gendarmerie nationale et du Commissariat central de Lomé.

Elles ne seront convoyées que le lendemain à la Sûreté nationale sous le regard impuissant de leurs parents. Nombreux sont ceux qui pensent que l’on s’achemine vers un état de terreur ou de siège.

Les populations de Hanoukopé, Nyékonakpoè, Tokoin Kodomé, Casablanca et bien d’autres encore ont assisté dans la nuit de jeudi 14 juillet dernier  à une rafle sans fondement des agents de la sécurité. Les agents de la gendarmerie et de la police nationale ont investi ces localités brutalisant les paisibles citoyens au cours de cette opération dont personne ne maîtrise les raisons. Ainsi, selon certaines sources, plus d’une centaine de personnes dont, des mineurs, ont été interpellées et conduites manu militari soit à la Gendarmerie soit au Commissariat central de la ville de Lomé ou elles ont passé la nuit avant d’être libérées tard dans la soirée du vendredi15 juillet après des formalités.

Dans ces quartiers visés, les forces de l’ordre ont installé pendant des heures durant, une terreur auprès des populations. Elles n’ont ménagé aucun effort à mettre la main sur tous ceux qu’elles rencontraient sur leur passage et ce, sans aucune forme de procès. Ceux qui tentaient de justifier leur provenance ou d’exhiber leur pièce d’identité sont pris de force et jetés sans détour dans les fourgonnettes. Aucune différence n’a été faite entre ceux qui revenaient de leurs diverses occupations et ceux qui dînaient en toute tranquillité dans les cafétérias.

«Il faut que cesse au Togo ces intolérables intrusions, vols et voies de fait des forces de sécurité, faites au moyen de procédures totalement illégales qui violent d’une part les règlements et codes régissant leurs interventions et bafouent, d’autre part, le droit le plus élémentaire à la libre circulation sur l’ensemble du territoire national que garantit aux citoyens togolais la Constitution de notre pays», a eu à dénoncer Claude Améganvi, le secrétaire chargé de la coordination du Parti des Travailleurs du Togo, qui  a été aussi victime. Dans un coommuniqué de presse, le patron du parti des travailleurs a indiqué qu’il y en avait parmi ces gendarmes qui «puaient à plein nez».

Le lendemain, les parents ont  dû crier leur ras-le- bol en tapant sur des casseroles pour exiger la libération de leurs enfants

On conçoit mal que ces actes rétrogrades puissent encore être commis à l’heure où la réconciliation est devenue l’hymne chantée sur tous les toits. Nombreux sont ceux qui se montrent encore sceptiques sur une réelle réconciliation entre les filles et les fils du Togo.

Pour certains  observateurs, l’on tend inexorablement vers un état de terreur où, les citoyens n’auront plus droit de circuler et vaquer librement à leurs occupations comme le garantit la Constitution togolaise et la Déclaration Universelle des Droits de l’homme. On tente de donner raison à ceux qui croient toujours que la Commission vérité, justice et réconciliation que préside Monseigneur Nicodème Barrigah n’est qu’un leurre, un machin pour bluffer la Communauté internationale.

Justin Anani

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