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Un voyage de Lomé, la capitale du Togo vers la région septentrionale devient de plus en plus risquant, tant de nombreux accidents qui se produisent sur la nationale N°1 entraînent aussi bien des pertes en vies humaines que des dégâts matériels. Les causes de ces accidents sont multiformes.

La nationale N°1 qui relie le Togo aux pays de l’hinterland est devenu depuis un certain temps un véritable tombeau ouvert. Des accidents de camions qui s’y produisent sont légion. Il suffirait à un curieux voyageur de faire la route Lomé-Kara pour se rendre compte de la réalité.

En effet, malgré la «politique des grands travaux» entrepris par Faure Gnassingbé, l’état de cette route est alarmant. Les innombrables nids-de-poule qui s’y trouvent ne sont pas de nature à rendre la circulation aisée aux chauffeurs, des remorques venant du Burkina Faso, du Niger ou du Mali pour charger des marchandises au Port autonome de Lomé (PAL). Durant tout le trajet, les propriétaires de ces camions ou de ces marchandises retiennent leur souffle et ne retrouvent le sourire que lorsque leurs véhicules et leurs marchandises  arrivent à destination. Car très souvent, des accidents surviennent, entraînant des pertes en vies humaines. On se rappelle encore ce douloureux accident de l’autobus burkinabé survenu en début d’année sur le pont Amoutchou aux environs de Gléi. C’était dans ses manœuvres pour éviter un nid-de-poule sur ce pont que ce malheureux chauffeur a perdu contrôle de l’autobus  qui a fait plusieurs tonneaux avant de terminer sa course dans les ravins. Le bilan était lourd: une trentaine de morts.

Ces genres d’accidents qui continuent de se produire sur la nationale N°1 laissent indifférentes les autorités qui, au lieu de réhabiliter ces routes ne trouvent mieux que de multiplier des postes de péages  pour se faire fortune.

A part l’état désastreux de la route, il faut noter la surcharge des véhicules, autres  causes des accidents.  Alors que les véhicules ne devraient charger au port qu’un tonnage raisonnable et se laisser peser sur le pont bascule, il est malheureusement constaté qu’ils ressortent toujours surchargés. Des informations révèlent que des individus véreux acceptent des pots-de-vin pour fermer les yeux sur les surcharges. Mais devant ces dérives, l’Etat ne prend aucune mesure au niveau des péages pour revoir le tonnage de ces véhicules en vue de pénaliser des contrevenants.

Au demeurant, le gouvernement est interpellé pour réduire ces cas d’accidents sur la nationale N°1. Pour ce faire, il doit réhabiliter les routes, lutter contre les surcharges, et aussi prendre des mesures pénales contre des chauffeurs qui conduisent en état d’ivresse.

D. M.